الامتحان الوطني الموحد للبكالوريا 2026 - الدورة العادية
المادة: الاقتصاد العام والإحصاء | الشعبة: علوم الاقتصاد والتدبير | مسلك العلوم الاقتصادية
Examen National du Baccalauréat 2026
Matière: Économie Générale et Statistique | Durée: 3h | Coefficient: 6
- Le barème du sujet est sur 120 points.
- Évitez les ratures et les surcharges, soignez la présentation de votre copie.
- L'utilisation de la machine à calculer non programmable est autorisée.
- Pour les résultats des calculs, retenez uniquement les deux premiers chiffres après la virgule.
- Pour la synthèse argumentée, évitez l'utilisation des tirets et rédigez votre réponse sous forme de paragraphes structurés (utilisez les connecteurs logiques avec des transitions).
- Une note de 3 points sur 120 est consacrée à la qualité de la rédaction de la réponse à la question de synthèse.
DOSSIER 1 : DYSFONCTIONNEMENTS DES MARCHES ET AGREGATS DE LA COMPTABILITE NATIONALE
Au Maroc, la figue de barbarie avait presque disparu du paysage agricole marocain après l'invasion de la cochenille en 2014 qui a détruit plus de 140 000 hectares de plantations et a fait grimper les prix sur le marché national. Aujourd'hui, le pays entrevoit un renouveau prometteur pour ce fruit, grâce à l'introduction de variétés résistantes et à l'essor de cultures commerciales adaptées. Les efforts conjoints des producteurs et des autorités sanitaires ont permis de relancer la filière. Les nouvelles variétés, en plus de résister aux parasites, se distinguent par leur grande taille, leur bonne qualité et leur faible consommation d'eau, offrant ainsi une solution durable à la crise passée.
Au Maroc, les variétés de ces fruits peuvent être désignées par deux grands groupes : les cactus inermes (sans épines) souvent domestiqués et les cactus épineux plus fréquents.
Ces variétés devraient, à terme, satisfaire les besoins du marché et contribuer à la baisse des prix. Ces derniers demeurent actuellement élevés et varient entre 4 et 7 dirhams la pièce en raison d'une offre limitée et d'une demande élevée.
L'inflation, après deux années de niveaux élevés, a connu un ralentissement très sensible en 2024, revenant à 0,9% en moyenne. Elle devrait s'accélérer tout en restant à un niveau modéré oscillant autour de 1,9% au cours de 2025. Ce ralentissement tient à la baisse significative des prix des produits alimentaires à prix volatils, qui avaient été l'un des principaux moteurs de l'inflation des deux dernières années. Après une hausse de 18,8% en 2023, ces produits ont enregistré un recul de 2,9% en 2024, ramenant leur contribution à l'inflation globale de +2,4 points à -0,4 point. Cette tendance s'explique en grande partie par l'amélioration des récoltes, notamment dans les cultures maraîchères et arboricoles, ainsi que par le repli des prix des engrais et de l'énergie.
Quant à l'inflation sous-jacente, elle devrait passer de 2,2% en 2024 à 1,1% en 2025 et s'accélérer à 2% en 2026.
Notons, par ailleurs, que Bank Al-Maghrib prévoit une inflation quasi stable à 0,8% en 2026, avant une hausse modérée à 1,4% en 2027.
Maroc, évolution de l'IPC
| Divisions de produits | IPC 2023 | IPC 2024 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Produits alimentaires (PA) | 128,7 | 129,7 | +0,78% |
| Produits non alimentaires (PNA), dont : | 110,3 | 111,6 | +1,18% |
| ✓ Transport | 119,8 | 119,6 | - 0,1 |
| ✓ Communication | 104,2 | ..?.. | +0,48% |
Au deuxième trimestre 2025, la population active au Maroc a connu une baisse de 0,3% par rapport à la même période de l'année précédente pour s'établir à 12 458 000 personnes.
Entre le deuxième trimestre de 2024 et celui de 2025, le volume du chômage a reculé de 38 000 personnes s'établissant à 1 595 000 personnes, au niveau national. Par ailleurs, le chômage au Maroc présente de grandes disparités entre les milieux de résidence et entre les classes d'âges. Ainsi, le taux de chômage est passé de 6,7% à ..?.. au niveau national, de 16,7 % à 16,4% en milieu urbain et de 6,7% à 6,2% en milieu rural. Ce taux reste plus élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (35,8%), les diplômés (19%) et les femmes (19,9%).
L'arrêté des comptes nationaux de l'année 2024 fait ressortir une croissance de l'économie nationale de 3,8 % au lieu de 3,7 % en 2023. Les activités non agricoles ont enregistré une hausse en volume de 4,5%, tandis que celles du secteur agricole ont connu une baisse de 4,8%. Cette croissance, portée par la demande intérieure, s'est réalisée dans un contexte marqué par une forte inflation et un creusement du besoin de financement de l'économie nationale.
Données de la comptabilité nationale marocaine à prix courants (en millions de DH - MDH)
| Agrégats | 2024 |
|---|---|
| Produit intérieur brut (PIB) | 1 596 799 |
| Acquisitions nettes de cessions d'objets de valeur (ANCOV) | 2 419 |
| Transferts nets en capital (TNC) | 0 |
| Épargne nationale brute (ENB) | 461 697 |
| Variation des stocks (VS) | 55 312 |
| Formation brute du capital fixe (FBCF) | 422 496 |
| Capacité ou besoin de financement (CBF) | ..?.. |
A | la différenciation des produits et un petit noble d'offreurs.
B | l'homogénéité des produits et un grand nombre d'offreurs.
C | la différenciation des produits et un grand nombre d'offreurs.
D | l'homogénéité des produits et un petit nombre d'offreurs.
A | dans le sens contraire du prix.
B | dans le même sens que le prix.
C | moins vite que le prix.
D | plus vite que le prix.
A | que l'information, sur les composantes du marché, est totale et complète.
B | que les produits offerts par toutes les entreprises concurrentes sont identiques.
C | l'existence d'une multitude d'offreurs et d'une multitude de demandeurs.
D | la libre entrée et sortie du marché en l'absence de toute barrière.
📝 Correction Officielle
- 1 : C (La différenciation des produits et un grand nombre d'offreurs).
- 2 : A (Dans le sens contraire du prix : si le prix augmente, la demande baisse).
- 3 : D (La libre entrée et sortie du marché sans aucune barrière tarifaire ou réglementaire).
📝 Réponse
Il s'agit du Marché des biens et services (échange d'un produit agricole de consommation, la figue de barbarie).
| Offre | Demande | Prix |
|---|---|---|
| ...... | ...... | ...... |
📝 Réponse (Tableau des Composantes)
| Offre | Demande | Prix |
|---|---|---|
| Limitée (en baisse historique depuis 2014 à cause de la cochenille). | Élevée de la part des consommateurs nationaux. | Actuellement élevés, oscillant entre 4 et 7 dirhams la pièce. |
- • Un facteur explicatif de la baisse de la production des figues de barbarie en 2014.
- • Deux caractéristiques des nouvelles variétés des figues de barbarie.
📝 Réponse
- Facteur explicatif de la baisse : L'invasion de la cochenille qui a détruit plus de 140 000 hectares de plantations.
- Deux caractéristiques des nouvelles variétés : La résistance aux parasites, leur grande taille, leur bonne qualité ou leur faible consommation d'eau.
📝 Réponse
La condition d'homogénéité du produit n'est pas respectée.
Justification : Le document mentionne l'existence de plusieurs variétés distinctes (les cactus inermes souvent domestiqués et les cactus épineux), ainsi que l'introduction de nouvelles variétés spécifiques qui se distinguent par leur grande taille et leur qualité.
📝 Réponse
La loi de l'offre et de la demande est parfaitement respectée.
Justification : Le texte indique que les prix "demeurent actuellement élevés [...] en raison d'une offre limitée et d'une demande élevée". La rareté relative du produit face à un fort besoin pousse mécaniquement les prix à la hausse.
📝 Réponse
Nom de la donnée : L'Indice des Prix à la Consommation (IPC) des produits alimentaires pour l'année 2024 (année de base 2017).
📝 Réponse
- 1,9% : Au Maroc, selon les prévisions, le niveau général des prix (l'inflation) devrait augmenter de 1,9% en moyenne au cours de l'année 2025 par rapport à l'année 2024.
- 2,2% : Au Maroc, en 2024, l'inflation sous-jacente (hors produits à prix volatils et produits à tarifs publics) a progressé de 2,2% par rapport à l'année 2023.
📝 Réponse (Calcul & Lecture)
| Formule | Application numérique et résultat | Lecture |
|---|---|---|
| $$IPC_{2024} = IPC_{2023} \times \left(1 + \frac{\text{Variation}}{100}\right)$$ | $$104,2 \times (1 + 0,0048) = \mathbf{104,70}$$ | Au Maroc, le niveau des prix de la division Communication s'établit à 104,70 en 2024 (par rapport à l'année de base). |
📝 Réponse
- Sur le plan social : Détérioration du pouvoir d'achat des ménages (baisse du revenu réel).
- Sur le plan économique : Perte de compétitivité-prix des entreprises nationales à l'exportation, ou hausse possible du taux directeur par la banque centrale.
📝 Réponse
Réponse correcte : NON
Justification : Selon les prévisions de Bank Al-Maghrib citées dans le texte, le taux d'inflation passera de 0,8% en 2026 à 1,4% en 2027. Comme le taux d'inflation s'accélère (augmente), il s'agit d'une accélération de la hausse des prix et non d'une désinflation (qui est un ralentissement de la hausse des prix).
📝 Réponse
Il s'agit du Chômage (dysfonctionnement majeur sur le marché du travail).
📝 Réponse
Lecture : Au Maroc, au deuxième trimestre 2024, 6,7% de la population active vivant en milieu rural était en situation de chômage.
| Élément | Formule | Application numérique | Résultat |
|---|---|---|---|
| Population active T2 2024 | ...... | ...... | ...... |
| Taux de chômage T2 2025 | ...... | ...... | ...... |
📝 Réponse (Calculs du Marché du Travail)
| Élément | Formule | Application numérique | Résultat |
|---|---|---|---|
| Population active T2 2024 | Pop. Active 2025 / (1 - Taux Baisse) | 12 458 000 / (1 - 0,003) | 12 495 486 personnes |
| Taux de chômage T2 2025 | (Volume Chômage / Population Active) x 100 | (1 595 000 / 12 458 000) x 100 | 12,80 % |
📝 Réponse
Les disparités s'illustrent par :
- Selon le milieu : Le taux de chômage est beaucoup plus fort en milieu urbain (16,4%) qu'en milieu rural (6,2%).
- Selon l'âge et le genre : Le chômage frappe massivement les jeunes de 15 à 24 ans (35,8%) et les femmes (19,9%).
| Élément | Formule | Application numérique et résultat | Lecture |
|---|---|---|---|
| Taux d'épargne 2024 | ...... | ...... | ...... |
| CBF 2024 | ...... | ...... | ...... |
📝 Réponse (Calculs des Agrégats Nationaux)
| Élément | Formule | Application numérique et résultat | Lecture |
|---|---|---|---|
| Taux d'épargne 2024 | (ENB / PIB) x 100 | (461 697 / 1 596 799) x 100 = 28,91% | En 2024, l'épargne nationale brute représente 28,91% du PIB du Maroc. |
| CBF 2024 | ENB + TNC - (FBCF + VS + ANCOV) | 461 697 + 0 - (422 496 + 55 312 + 2 419) = -18 530 | En 2024, le Maroc enregistre un besoin de financement de l'économie de 18 530 MDH. |
Sachant que : x̄ = 26,82 ; ȳ = 29,78 ; ∑ x_i.y_i = 3 992,59 ; ∑ x_i² = 3 607,78 et n = 5
| Élément | Formule / Expression | Application numérique et résultat |
|---|---|---|
| Coefficient a (Pente) | ...... | ...... |
| Coefficient b (Ordonnée) | ...... | ...... |
📝 Résolution Statistique
| Élément | Formule / Expression | Application numérique et résultat |
|---|---|---|
| Coefficient a (Pente) | [ ∑x_i.y_i - n.x̄.ȳ ] / [ ∑x_i² - n.x̄² ] | (3 992,59 - 3 993,50) / (3 607,78 - 3 596,56) = -0,91 / 11,22 = -0,081 |
| Coefficient b (Ordonnée) | ȳ - a.x̄ | 29,78 - (-0,081 x 26,82) = 29,78 + 2,17 = 31,95 |
L'équation de la droite d'ajustement linéaire est : $$y = -0,08x + 31,95$$
📝 Réponse
En remplaçant $x = 32,5$ dans notre équation d'ajustement linéaire :
y = -0,08 * (32,5) + 31,95
y = -2,6 + 31,95 = 29,35 %
Le taux d'investissement prévisionnel pour l'année 2026 s'établirait donc à 29,35%.
DOSSIER 2 : POLITIQUES ÉCONOMIQUES CONJONCTURELLES ET DÉVELOPPEMENT
L'agrégat M3 s'est établi à 1 980,4 milliards de dirhams (MMDH) en août 2025, enregistrant une progression annuelle de 8,3%. Cette évolution résulte principalement d'un effet combiné de l'accélération de la croissance des créances nettes des institutions de dépôt sur l'Administration Centrale à 1,6%, et des avoirs officiels de réserve à 13,1%, ainsi que la stagnation de la croissance du crédit bancaire au secteur non financier à 3,4%. La progression annuelle de l'agrégat M3 reflète principalement l'augmentation des billets de banque et de la monnaie divisionnaire mis en circulation de 9,6%, l'accroissement des détentions des agents économiques en titres d'OPCVM monétaires de 18,7%, la hausse des comptes à terme de 1,9% et la croissance des dépôts à vue auprès des banques de 10,7%. Par ailleurs, le besoin en liquidité bancaire a enregistré un accroissement au cours du mois d'août 2025, comparativement au mois précédent. Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib (BAM) a augmenté le volume de ses injections de liquidité qui s'est établi en moyenne hebdomadaire à 134,4 MMDH après 128,8 MMDH le mois précédent. Les interventions de BAM ont porté, essentiellement, sur les avances à 7 jours (57,4 MMDH), les prêts garantis (33,5 MMDH) et les opérations de pension livrée à 1 et 3 mois (43,4 MMDH).
Sources : www.h24info.ma au 25-09-2025 et www.ecoactu.ma au 01-10-2025
| Proposition | Vrai | Faux | Justification officielle d'expert |
|---|---|---|---|
| L'effet d'éviction est une limite de la politique budgétaire de relance. | |||
| Parmi les limites de la dévaluation figure l'aggravation de la dette extérieure. | |||
| Le sous-développement est la situation d'un pays qui se caractérise par la faiblesse du niveau de vie de la population. | |||
| Selon Samir AMIN, le sous-développement s'explique par des cercles vicieux de pauvreté. |
| Proposition | Vrai | Faux | Justification officielle d'expert |
|---|---|---|---|
| L'effet d'éviction est une limite de la politique budgétaire de relance. | X | L'État, en empruntant massivement sur le marché intérieur pour financer sa relance, raréfie les capitaux disponibles et fait monter les taux d'intérêt, privant ainsi le secteur privé de financements. | |
| Parmi les limites de la dévaluation figure l'aggravation de la dette extérieure. | X | La dévaluation fait perdre de la valeur à la monnaie nationale. Le remboursement du capital et des intérêts de la dette libellée en devises étrangères devient mécaniquement plus lourd. | |
| Le sous-développement est la situation d'un pays qui se caractérise par la faiblesse du niveau de vie de la population. | X | Il s'agit d'une caractéristique structurelle fondamentale qui se traduit par un PIB par habitant bas et des carences dans la satisfaction des besoins essentiels. | |
| Selon Samir AMIN, le sous-développement s'explique par des cercles vicieux de pauvreté. | X | C'est l'économiste Ragnar NURKSE qui a théorisé les cercles vicieux de la pauvreté. Samir Amin est un théoricien de la dépendance (centre-périphérie/marxisme). |
- Circulation fiduciaire : .......
- Monnaie scripturale : .......
- Autres actifs monétaires : .......
📝 Réponse attendue
- • Un indicateur de mesure de la masse monétaire : L'agrégat M3.
- • Une rubrique pour chaque composante :
- Circulation fiduciaire : Les billets et pièces de monnaie en circulation.
- Monnaie scripturale : Les dépôts à vue auprès des banques.
- Autres actifs monétaires : Les comptes sur carnets auprès des banques / placements à terme.
- • Deux contreparties de la masse monétaire : Les créances sur l'économie & les avoirs officiels de réserve (ou les créances nettes sur l'Administration Centrale).
- • Deux actions de la politique monétaire : Les injections de liquidités & les opérations principales à 7 jours.
| Titre Créance Négociable (TCN) | Émetteur Correct |
|---|---|
| Bons de sociétés de financement | Trésor public (l'État). |
| Billets de trésorerie | Établissements bancaires (Banques commerciales). |
| Certificats de dépôt | Sociétés non financières (Entreprises). |
| Bons du Trésor | Sociétés de financement dûment autorisées par le ministère des finances. |
📝 Table de Correspondance (TCN)
| Titre Créance Négociable (TCN) | Émetteur Correct |
|---|---|
| Bons de sociétés de financement | Sociétés de financement dûment autorisées par le ministère des finances. |
| Billets de trésorerie | Sociétés non financières (Entreprises). |
| Certificats de dépôt | Établissements bancaires (Banques commerciales). |
| Bons du Trésor | Trésor public (l'État). |
📝 Schéma logique de transmission (Effet Keynes) :
L'augmentation des injections de liquidités par Bank Al-Maghrib permet de fluidifier le marché interbancaire et de desserrer la contrainte de refinancement des banques commerciales. Ces dernières disposent alors de plus de ressources pour accorder des crédits aux agents économiques (ménages et entreprises) à des conditions plus avantageuses. Cela stimule l'investissement et la consommation (demande globale), ce qui entraîne une hausse de la production nationale et favorise ainsi la croissance économique.
En 2026, la politique budgétaire au Maroc cherche la stabilité macroéconomique avec des investissements ciblés. Elle se traduit par un objectif de réduction du déficit budgétaire à 3% du PIB. Au Maroc, la loi de finances (LF) 2026 est axée sur la poursuite des réformes fiscales pour simplifier la fiscalité et renforcer le contrôle, tout en mettant un accent fort sur le volet social avec des investissements massifs dans la santé et l'éducation. Du côté des charges du budget de l'État, elles s'élèveront à 761,3 milliards de dirhams (MMDH), contre 721,32 MMDH en 2025, soit une progression de 5,54%. Cette évolution a pour origine notamment la revalorisation salariale décidée dans le cadre du dialogue social et par la contribution accrue de l'État aux régimes de protection sociale et de retraite. Le budget général concentre l'essentiel de ces dépenses avec 527,65 MMDH, hors amortissement de la dette publique à moyen et long termes (HEA). De leur côté, les ressources atteindront un total de 712,55 MMDH. Ces recettes se répartissent entre 421,33 MMDH pour le budget général (hors produits d'emprunts à moyen et long termes), 1,99 MMDH pour les services de l'État gérés de manière autonome et 166,23 MMDH pour les comptes spéciaux du Trésor. Les recettes d'emprunt à moyen et long termes (REMLT) devraient, quant à elles, générer 123 MMDH. Le solde du budget général HEA s'améliorerait, passant de -126,36 MMDH en 2025 à -106,32 MMDH en 2026. Par ailleurs, les besoins résiduels de financement (BRF) s'établiraient à 48,74 MMDH, en nette baisse de 23,26 % par rapport aux 63,51 MMDH enregistrés en 2025 alors que les besoins bruts de financement, avant emprunt, sont estimés à 171,74 MMDH, un chiffre conséquent mais cohérent avec l'effort d'investissement public et les impératifs de remboursement de la dette.
Source : www.lematin.ma au 20-10-2025
📝 Réponse
- Une cause de l'évolution des charges de l'État : La hausse des dépenses d'investissement dans les chantiers sociaux stratégiques (ou la revalorisation de la masse salariale).
- Une conséquence de la politique budgétaire de rigueur : Le ralentissement temporaire de la demande publique (ou la stabilisation des équilibres macroéconomiques).
| Donnée | Formule théorique | Application numérique et résultat | Lecture économique |
|---|---|---|---|
| 5,54% | |||
| - 106,32 MMDH | |||
| 171,74 MMDH |
📝 Analyse des données budgétaires 2026
| Donnée | Formule théorique | Application numérique et résultat | Lecture économique |
|---|---|---|---|
| 5,54% | (Solde Ordinaire / PIB) x 100 | Donné : 5,54% | Au Maroc, en 2026, le solde ordinaire représente 5,54% du Produit Intérieur Brut. |
| - 106,32 MMDH | Recettes Totales - Dépenses Totales | Donné : -106,32 MMDH | Au Maroc, en 2026, le déficit budgétaire de l'État (hors emprunts) devrait atteindre 106,32 milliards de dirhams. |
| 171,74 MMDH | Déficit Budgétaire + Amortissement de la Dette | Donné : 171,74 MMDH | Au Maroc, pour l'année 2026, l'État devra mobiliser un montant total de 171,74 milliards de dirhams pour couvrir ses besoins de financement. |
📝 Impact sur le budget
Une hausse des besoins résiduels de financement va contraindre l'État à recourir de manière accrue à l'endettement intérieur et extérieur. Cela va augmenter les charges financières de la dette (intérêts) dans les budgets futurs, limitant ainsi la marge de manœuvre budgétaire pour d'autres dépenses productives.
Le sous-développement, considéré comme un retard pour certains économistes, se manifeste par un faible revenu national brut par habitant, un faible taux d'alphabétisation, l'accès limité aux soins de santé, etc. Certains pays ont rattrapé rapidement leur retard dans les années de décollage. La Corée du Sud avait opté pour une ouverture maîtrisée de son économie pour promouvoir les produits locaux, une politique industrielle ciblée et un investissement massif dans l'éducation et une stratégie tirée par les exportations. Pour le Maroc, il a officiellement rejoint la catégorie des pays à développement humain élevé. Une avancée inédite pour le Royaume, qui dépasse pour la première fois le seuil de 0,710 de l'IDH. Cependant, le Maroc est appelé à redoubler l'effort pour réduire le taux de mortalité des enfants, renforcer la participation des femmes dans les instances décisionnelles et améliorer leur accès à l'éducation et à l'emploi qui reste faible. Par ailleurs, le Maroc se distingue par une faible incidence de la pauvreté multidimensionnelle, ce qui reflète une amélioration tangible des conditions de vie pour une large partie de la population. Source : www.industries.ma (Texte adapté)
📝 Réponse
- Une composante de l'IDH : La santé (ou le niveau d'instruction / le niveau de vie).
- Un indicateur économique de sous-développement : La faiblesse du PIB par habitant.
- Deux indicateurs non économiques de sous-développement : Le taux d'analphabétisme et le taux de mortalité maternelle.
| Théorie explicative | Auteur clé | Stratégie d'industrialisation associée |
|---|---|---|
📝 Synthèse des Théories du Développement
| Théorie explicative | Auteur clé | Stratégie d'industrialisation associée |
|---|---|---|
| Théorie des étapes de la croissance | W.W. ROSTOW |
Stratégie d'industrialisation par Substitution d'Importations (ISI) ou Industries industrialisantes. |
| Théorie de la dépendance (Centre-Périphérie) | Samir AMIN (ou G. FRANK) |
📝 Mécanisme (Théorie du Capital Humain) :
L'amélioration de l'IDH signifie une population en meilleure santé et mieux éduquée. Ces avancées renforcent directement la qualité du capital humain. Un capital humain hautement qualifié et sain est synonyme d'une hausse significative de la productivité globale des facteurs de production au sein des entreprises. Cette efficacité accrue stimule la production globale de richesses et génère ainsi une croissance économique durable.
Depuis des années, le Maroc s'est engagé dans des politiques sectorielles de développement plus ambitieuses à travers la mise en place des plans nationaux dans les domaines agricole, industriel, énergétique, etc... Parallèlement, cette période a connu une intensification de l'ambition commerciale du Maroc, à la faveur de la conclusion de nombreux accords de libre-échange avec des partenaires actuels ou futurs. Ceci a eu un impact important à la fois sur la profondeur stratégique du pays et sur la posture économique qui prévalait jusqu'alors. Elle a grandement participé à l'intégration du Maroc dans les échanges mondiaux et à la modernisation de la société et des conditions de vie. En effet, l'analyse des expériences internationales montre que tous les pays qui ont connu un développement soutenu se sont inscrits dans l'ouverture et la mondialisation comme éléments structurants de leur économie. Source : www.cese.ma
📝 Définition Économique :
Un accord de libre-échange est un traité bilatéral ou multilatéral entre plusieurs pays visant à favoriser le commerce international en supprimant ou réduisant les barrières douanières (droits de douane, quotas) pour assurer la libre circulation des biens et des services.
📝 Réponses valides :
Le Plan de Rapprochement Industriel (PAI) / Plan Émergence et le Plan Maroc Digital (ou Génération Green pour l'agriculture).
- ....
- ....
- ....
- ....
📝 Analyse de la mondialisation
- Accès à des marchés de consommation plus vastes à l'exportation.
- Transferts technologiques et attraction des Investissements Directs Étrangers (IDE).
- Exposition de l'économie nationale aux chocs extérieurs (dépendance).
- Risque de destruction de certains pans industriels locaux fragiles face à la concurrence internationale.
📝 Mécanisme d'impact :
Les accords de libre-échange facilitent l'accès des produits marocains aux marchés internationaux sans surcoût douanier, ce qui stimule le volume des exportations. Ils rendent également la destination Maroc plus attractive pour les investisseurs étrangers désireux de produire localement pour exporter, ce qui favorise la création d'emplois et la modernisation du tissu industriel national.
En 2025, le commerce extérieur du Maroc a été marqué par une hausse plus importante des importations par rapport à celle des exportations, creusant ainsi le déficit commercial. Dans ce contexte, le Maroc a lancé une feuille de route ambitieuse pour la période 2025-2027, visant à augmenter la présence du Maroc sur les marchés internationaux.
Sujet : Après avoir présenté les caractéristiques du commerce extérieur (trois caractéristiques) et les objectifs de la feuille de route du commerce extérieur pour la période 2025-2027 (trois objectifs), identifiez les mesures entreprises par les pouvoirs publics pour les atteindre (trois mesures).
PROPOSITION DE RÉDACTION MODÈLE
Introduction : Le commerce extérieur constitue un pilier majeur de la dynamique macroéconomique marocaine, agissant comme un vecteur d'insertion internationale. Néanmoins, l'exercice 2025 a mis en exergue des vulnérabilités structurelles tenaces, caractérisées par un emballement des importations supérieur au rythme de progression des exportations. Face au creusement consécutif du déficit commercial, les autorités marocaines ont déployé une feuille de route stratégique pour la période 2025-2027 afin de repositionner l'offre exportable nationale. Dès lors, quelles sont les caractéristiques structurelles du commerce extérieur du Royaume, quels objectifs la nouvelle feuille de route s'assigne-t-elle et par quelles mesures l'État entend-il y parvenir ?
Développement : En premier lieu, les échanges extérieurs du Maroc affichent des propriétés spécifiques bien ancrées. On observe tout d'abord un déficit commercial chronique, matérialisé par un solde commercial structurellement négatif en raison d'un taux de couverture qui peine à se stabiliser durablement au-dessus de la barre des 70%. De plus, le profil des échanges se caractérise par une forte dépendance énergétique et céréalière, exposant la balance commerciale aux fluctuations erratiques des cours mondiaux des matières premières. Enfin, la structure du commerce extérieur se distingue par une concentration géographique prononcée, l'Union européenne demeurant de loin le principal partenaire commercial du Royaume, malgré les velléités évidentes de diversification des marchés.
En deuxième lieu, pour corriger ces déséquilibres, la feuille de route 2025-2027 s'est fixée des lignes directrices rigoureuses. Le premier grand objectif réside dans l'amélioration du taux de couverture, en assurant une croissance géométrique des exportations plus rapide que celle des flux importés. Le second objectif est d'atteindre une diversification substantielle des marchés cibles en s'ouvrant davantage vers les pays d'Afrique subsaharienne et d'Asie. Le troisième but fondamental vise la montée en gamme de l'offre exportable, en orientant la production nationale vers des secteurs à haute valeur ajoutée technologique au détriment des produits bruts ou faiblement manufacturés.
En troisième lieu, la concrétisation de ces objectifs s'appuie sur une batterie de mesures publiques coordonnées. Sur le plan opérationnel, l'État a renforcé la mise en avant de la marque "Made in Morocco" à travers l'accompagnement personnalisé des PME à l'export via des subventions ciblées et des guichets uniques d'exportation. Par ailleurs, les pouvoirs publics poursuivent une politique active de substitution aux importations en subventionnant le développement d'écosystèmes industriels locaux aptes à fabriquer des intrants intermédiaires jusqu'alors importés. Enfin, la stratégie s'adosse à l'optimisation logistique des infrastructures portuaires et à l'exploitation fine des zones franches industrielles, qui maximisent l'attractivité territoriale et réduisent drastiquement les coûts de transaction internationaux.
Conclusion : En somme, le commerce extérieur marocain se trouve à la croisée des chemins, oscillant entre des contraintes de balance commerciale traditionnelles et des ambitions d'émergence évidentes. La réussite de la feuille de route 2025-2027 dépendra de la synergie réelle entre la commande publique et l'agilité des opérateurs privés. C'est pourquoi la consolidation de la souveraineté industrielle nationale apparaît aujourd'hui comme le véritable bouclier du Royaume face aux instabilités systémiques de la mondialisation.