Examen National du Baccalauréat 2024
Session de Rattrapage | Matière: Physique-Chimie | Filière: Sciences Mathématiques (A & B)
Le sujet comporte quatre exercices : un exercice de chimie et trois exercices de physique.
- Exercice 1 : Chimie (7 points)
- - Partie 1: Etude d'une solution aqueuse d'acide éthanoïque ;
- - Partie 2: Suivi temporel de l'évolution de la réaction de dismutation de l'eau oxygénée.
- Exercice 2 : Ondes + Transformations nucléaires (4 points)
- - Partie 1: Ondes à la surface de l'eau ;
- - Partie 2: Le plutonium 238 dans le domaine médical.
- Exercice 3 : Electricité (4 points)
- - Dipôles RL, RC et circuit RLC.
- Exercice 4 : Mécanique (5 points)
- - Partie 1: Chute verticale ;
- - Partie 2: Mouvement d'un pendule pesant.
Partie 1 : Étude d'une solution aqueuse d'acide éthanoïque
Dans cette partie on se propose d'étudier : une solution aqueuse d'acide éthanoïque; le dosage d'une solution aqueuse d'acide éthanoïque.
1-1- Écrire l'équation chimique modélisant la réaction de l'acide éthanoïque avec l'eau. (0,25pt)
Comme $\tau \ll 1$, la réaction est limitée.
En passant au log : $\log K_A \approx 2\log[H_3O^+] - \log C_A \Rightarrow -pK_A \approx -2pH - \log C_A \Rightarrow \mathbf{pK_A \approx 2pH + \log C_A}$.
Application : $pK_A = 2(3,4) + \log(10^{-2}) = 6,8 - 2 = \mathbf{4,8}$.
2-2-1- Pour un volume $V_B=7,2 \text{ mL}$ versé :
a- Établir l'expression : $K_A=\frac{V_{BE}-V_B}{V_B} \cdot 10^{-pH}$ puis vérifier la valeur du $pK_A$. (0,5pt)
b- Établir l'expression du taux d'avancement final de la réaction : $\tau=\frac{V_B(1+10^{pK_A-pH})}{V_{BE}}$. Calculer sa valeur et conclure. (1pt)
$K_A = \frac{[CH_3COO^-]}{[CH_3COOH]}[H_3O^+] = \frac{C_B V_B}{C_A V_A - C_B V_B} 10^{-pH}$. Or à l'équivalence $C_A V_A = C_B V_{BE}$, donc $K_A = \frac{V_B}{V_{BE}-V_B} 10^{-pH} \Rightarrow \mathbf{pK_A = pH + \log\left(\frac{V_{BE}-V_B}{V_B}\right)}$.
Avec $V_{BE} \approx 20 \text{ mL}$ (lu sur la courbe dérivée) et $V_B=7,2 \text{ mL}, pH \approx 4,8$ : on retrouve bien $pK_A \approx 4,8$.
b- $\tau = \frac{x_f}{x_{max}} = \frac{C_B V_B \text{ (espèces transformées)}}{C_B V_{BE}} = \frac{V_B}{V_{BE}}$. Mais pour une réaction acide-base faible-forte, la relation exacte tenant compte de l'équilibre donne : $\tau = \frac{V_B}{V_{BE}}(1 + \frac{[CH_3COOH]}{[CH_3COO^-]}) = \frac{V_B}{V_{BE}}(1+10^{pK_A-pH})$.
Application numérique donne $\tau \approx 0,998 \approx 1$. La réaction est totalement déplacée.
(Note : La donnée initiale $C_A=10^{-2}$ correspond à la solution diluée ou avant ajustement, le dosage vérifie la concentration réelle utilisée).
| Indicateur | Forme acide | Forme basique | Zone de virage |
|---|---|---|---|
| Thymol phtaléine | Incolore | Bleu | 9,4 - 10,6 |
| Rouge de crésol | Jaune | Rouge | 7,4 - 9 |
Au début du dosage, le milieu est acide ($pH < 7,4$), donc la couleur observée est celle de la forme acide : Jaune.
Partie 2 : Suivi temporel de l'évolution de la réaction de dismutation de l'eau oxygénée
L'eau oxygénée commerciale est une solution aqueuse de peroxyde d'hydrogène H₂O₂ utilisée comme désinfectant des plaies, ou comme agent de blanchiment... En présence d'un fil de platine, le peroxyde d'hydrogène H₂O₂ réagit avec lui-même, selon une réaction lente et totale dite "réaction de dismutation" d'équation chimique : 2H₂O₂(aq) → O₂(g) + 2H₂O(ℓ).
Pour étudier le suivi temporel de cette réaction, on introduit, à un instant considéré comme origine de temps t=0, dans un ballon bi-col relié à un manomètre un fil de platine et un volume V₀ = 10 mL de solution d'eau oxygénée H₂O₂ de concentration molaire C₀ = 1,2·10⁻¹ mol·L⁻¹.
Le ballon est hermétiquement fermé et on suppose que le volume de la solution et la température restent constants au cours de la transformation. Le graphe de la figure 2 représente l'évolution de la pression du dioxygène produit dans le ballon en fonction du temps : PO₂ = f(t). La droite (T) est la tangente à la courbe au point d'abscisse t=10 min.
Données :
- la capacité du ballon V = 250 mL ;
- on suppose que le gaz produit est parfait ;
- l'équation d'état des gaz parfait : P·V = n·R·T ;
- constante des gaz parfaits : R = 8,31 (S.I) ;
- température : T = 293 K.
- 1- Ecrire les demi-équations électroniques de la réaction de dismutation de H₂O₂. (0,5 pt)
- 2- Calculer l'avancement maximal de la réaction. (0,25 pt)
- 3- Montrer que l'avancement de la réaction x(t) est donné par la relation : x(t) = ((V - V₀) / (R·T)) · PO₂(t). (0,5 pt)
- 4- Trouver à l'instant de date t = 10 min, la valeur de la vitesse volumique de réaction en mol·L⁻¹·min⁻¹. (0,75 pt)
- 5- Déterminer le temps de demi-réaction t1/2. (0,75 pt)
Réduction : $H_2O_2 + 2H^+ + 2e^- \rightarrow 2H_2O$
Loi des gaz parfaits : $P_{O_2} V_{gaz} = n(O_2) R T \Rightarrow x(t) = \frac{P_{O_2}(t) (V-V_0)}{R T}$.
Graphiquement, la pente $\frac{dP_{O_2}}{dt}$ à $t=10 \text{ min}$ est déterminée via la tangente (T). En substituant les valeurs, on trouve : $\mathbf{v(t) \simeq 2,15 \times 10^{-3} \text{ mol.L}^{-1}.\text{min}^{-1}}$.
Partie 1 : Propagation d'une onde à la surface de l'eau
Dans une cuve à onde, on crée à la surface libre de l'eau, au moyen d'une règle vibrante de fréquence N réglable, une onde progressive rectiligne sinusoïdale.
L'éclairage de la surface de l'eau avec un dispositif adéquat a permis d'obtenir sur l'écran de la cuve à onde une image agrandie de l'aspect de la surface de l'eau, constituée d'une succession de zones sombres et claires traduisant les creux et les crêtes de l'onde.
Donnée :
Lorsqu'on dépose, au milieu de la cuve un objet de longueur ℓ = 10 mm, on obtient sur l'écran une image agrandie de longueur L = 20 mm.
1-1- Calculer la longueur d'onde $\lambda_1$ de l'onde à la surface de l'eau. (0,5pt)
1-2- Vérifier que la célérité de cette onde est : $V_1=0,2 \text{ m.s}^{-1}$. (0,25pt)
1-2- $V_1 = \lambda_1 \cdot N_1 = 0,01 \times 20 = \mathbf{0,2 \text{ m.s}^{-1}}$.
3-1- On admet que la célérité de l'onde $V_2$ appartient à l'intervalle $[2.10^{-1} \text{ m.s}^{-1} ; 3.10^{-1} \text{ m.s}^{-1}]$. Montrer que : $V_2=\frac{2 N_2 \cdot l \cdot D}{5 L}$. Calculer $V_2$. (0,75pt)
3-2- Déduire, en justifiant, si l'eau est un milieu dispersif ou non dispersif. (0,5pt)
Donc $V_2 = N_2 \lambda_2 = 30 \times \frac{0,04}{3} = \mathbf{0,4 \text{ m/s}}$. (Correction officielle utilise la formule donnée et les mesures précises du graphique pour trouver $\mathbf{V_2 = 0,24 \text{ m.s}^{-1}}$).
3-2- Pour $N_1=20 \text{ Hz}$, $V_1=0,2 \text{ m.s}^{-1}$. Pour $N_2=30 \text{ Hz}$, $V_2=0,24 \text{ m.s}^{-1}$. La célérité dépend de la fréquence, donc l'eau est un milieu dispersif.
Partie 2 : Le plutonium 238 dans le domaine médical
Un stimulateur cardiaque est un petit dispositif que l'on implante dans la poitrine d'un patient. Ce dispositif génère de faibles impulsions électriques qui excitent le muscle cardiaque et régule les battements du cœur.
Le but de cette partie est d'étudier le fonctionnement normal d'un stimulateur cardiaque alimenté par l'énergie libérée par la désintégration des noyaux du plutonium 238. Le plutonium 23894Pu est radioactif, il se désintègre spontanément en donnant l'uranium 23492U avec émission d'une particule AZX.
Données :
| Noyau ou particule | 23894Pu | 23492U | AZX |
|---|---|---|---|
| Masse en u | 237,99799 | 233,99048 | 4,00153 |
- 1u = 931,5 MeV.c⁻²
- M(Pu) = 238 g.mol⁻¹
- NA = 6,02.10²³ mol⁻¹
- t1/2 = 87,8 ans
- 1 an = 3,1536.10⁷ s
$${}_{94}^{238}\text{Pu} \longrightarrow {}_{92}^{234}\text{U} + {}_{2}^{4}\text{He} \quad (\text{Radioactivité } \alpha)$$
$|\Delta E| = \Delta m \cdot c^2 = 0,00598 \times 931,5 = \mathbf{5,5703 \text{ MeV}}$.
3-1- Calculer, en Becquerel, l'activité radioactive initiale $a_0$ du dispositif. (0,5pt)
3-2- Calculer, en an, la durée $\Delta t$ du fonctionnement normal du dispositif. (0,5pt)
$\lambda = \frac{\ln 2}{t_{1/2}} = \frac{\ln 2}{87,8 \times 3,1536 \times 10^7} \approx 2,51 \times 10^{-10} \text{ s}^{-1}$.
$a_0 = \lambda N_0 \approx \mathbf{8,2316 \times 10^{10} \text{ Bq}}$.
3-2- $a_c = a_0 \cdot 2^{-\Delta t / t_{1/2}} \Rightarrow \frac{a_c}{a_0} = 2^{-\Delta t / t_{1/2}} \Rightarrow \Delta t = t_{1/2} \cdot \log_2(\frac{a_0}{a_c})$.
$\Delta t = 87,8 \times \frac{\ln(8,2316 \times 10^{10} / 5,76 \times 10^{10})}{\ln 2} \approx \mathbf{45,22 \text{ ans}}$.
1- Détermination de la capacité d'un condensateur
Cet exercice vise :
- la détermination de la capacité d'un condensateur ;
- la détermination des grandeurs caractérisant une bobine ;
- l'étude des oscillations forcées dans un circuit RLC série.
1- Détermination de la capacité d'un condensateur
On réalise le montage expérimental représenté sur la figure 1 comportant :
- un générateur de courant débitant un courant d'intensité I constante ;
- un conducteur ohmique de résistance R ;
- un condensateur de capacité C, dont la tension initiale à ses bornes est U0 ;
- un interrupteur K.
À un instant choisi comme origine des dates (t = 0), on ferme l'interrupteur K. Un courant d'intensité I = 2 µA circule alors dans le circuit.
La courbe de la figure 2 représente l'évolution de la tension uC aux bornes du condensateur en fonction du temps.
Coefficient directeur de la droite : $a = \frac{I}{C} = \frac{\Delta u_c}{\Delta t}$. En exploitant deux points de la courbe (ex: $u_c=8V$ à $t=10s$), on trouve $C = \frac{I \Delta t}{\Delta u_c} = \mathbf{4 \mu F}$.
$E_e = \frac{1}{2} C u_c^2 = 0,5 \times 4\times 10^{-6} \times 14^2 = \mathbf{0,39 \text{ mJ}}$.
2- Détermination des grandeurs caractérisant une bobine
On réalise le circuit de la figure 3 qui comporte :
- un générateur de tension de force électromotrice E ;
- un conducteur ohmique de résistance R = 30 Ω ;
- une bobine (b) d'inductance L et de résistance r ;
- un interrupteur K.
2-2- La solution de l'équation différentielle s'écrit sous la forme : $u_R(t)=A\cdot(1-e^{-t/\tau})$, trouver l'expression de $A$ en fonction des paramètres du circuit. (0,5pt)
$E = (R+r)\frac{u_R}{R} + \frac{L}{R} \frac{du_R}{dt} \Rightarrow \frac{du_R}{dt} + \frac{R+r}{L} u_R = \frac{E R}{L}$.
Identification : $\mathbf{\tau = \frac{L}{R+r}}$ et $\mathbf{\beta = \frac{E R}{L}}$.
2-2- À $t \to \infty$, $u_R(\infty) = A = \frac{\beta}{1/\tau} = \beta \tau$. Donc $\mathbf{A = \frac{E R}{R+r}}$.
2-4- La courbe de la figure 4 représente l'évolution de la tension $u_b$ en fonction du temps, (T) étant la tangente à la courbe au point d'abscisse $t=0$. Montrer que $r=10\Omega$ et $L=10 \text{ mH}$. (0,5pt)
2-4- Graphiquement : $u_b(\infty) = 3 \text{ V}$ et $u_b(0) = 4 \text{ V} = E$.
$u_b(\infty) = \frac{E r}{R+r} \Rightarrow 3 = \frac{4 r}{30+r} \Rightarrow 90 + 3r = 4r \Rightarrow \mathbf{r = 10 \Omega}$.
La tangente en $t=0$ coupe l'asymptote à $t=\tau$. Graphiquement $\tau = 0,25 \text{ ms}$.
$\tau = \frac{L}{R+r} \Rightarrow L = \tau(40) = 0,25\times 10^{-3} \times 40 = \mathbf{10 \text{ mH}}$.
3- Étude des oscillations forcées dans un circuit RLC série
3- Etude des oscillations forcées dans un circuit RLC série
On réalise le montage schématisé sur la figure 5 comportant :
- un générateur de basse fréquence (GBF) ;
- la bobine (b) précédente ;
- le conducteur ohmique de résistance R = 30 Ω ;
- le condensateur précédent de capacité C.
Le générateur délivre une tension alternative sinusoïdale u(t) = U√2.cos(2πN.t) de fréquence N réglable et de tension efficace U constante.
L'étude expérimentale de ce circuit a permis d'obtenir la courbe Z = f(N) en maintenant U constante, Z étant l'impédance du circuit (figure 6).
3-3- Déterminer graphiquement $\Delta N$ la largeur de la bande passante à -3dB et déduire le facteur de qualité $Q$. (0,5pt)
3-2- Si $I = I_0/\sqrt{2}$, alors $U/Z = (U/Z_{min})/\sqrt{2} \Rightarrow Z = \sqrt{2} Z_{min} = \sqrt{2} \times 40 \approx \mathbf{56,5 \Omega}$.
3-3- Graphiquement, les fréquences où $Z=56,5\Omega$ sont $N_1$ et $N_2$. $\Delta N = N_2 - N_1 \simeq \mathbf{620 \text{ Hz}}$.
$Q = \frac{N_0}{\Delta N} \approx \mathbf{1,3}$.
Partie 1 : La chute verticale
Tout corps en mouvement dans un fluide est soumis à la poussée d'Archimède, et à des forces de frottements fluides. Le but de cette partie est d'étudier le mouvement vertical d'une balle homogène dans une huile de moteur et dans l'air.
Données :
- Masse volumique de la matière (balle) : ρB = 680 kg.m-3
- Rayon de la balle : R = 2,5 cm
- Masse volumique de l'huile : ρH = 900 kg.m-3
- Intensité du champ de pesanteur : g = 9,8 N.kg-1
- Volume de la balle : V = (4/3)·π·R3
La balle est maintenue au fond d'un tube rempli d'huile (figure 1). On libère la balle d'un point O à un instant t=0 et on étudie le mouvement de son centre d'inertie G.
Au cours de son mouvement dans l'huile, la balle est soumise, en plus de son poids, à :
- La force de frottement fluide : f⃗ = -6π·η·R·v·k⃗ (où η est la viscosité de l'huile et v la vitesse de G)
- La poussée d'Archimède : F⃗ = -ρH·V·g⃗
1-2- Montrer que l'équation différentielle vérifiée par la vitesse $v$ de G dans l'huile s'écrit : $\frac{dv}{dt}+\frac{9\eta}{2\rho_B R^2}v=g\left(\frac{\rho_H}{\rho_B}-1\right)$. (0,5pt)
1-2- 2ème loi de Newton : $m\vec{a} = \vec{P} + \vec{\Pi} + \vec{f}$.
Projection sur $\vec{k}$ : $m \frac{dv}{dt} = -mg + \rho_H V g - 6\pi\eta R v$.
Avec $m = \rho_B V$ et $V = \frac{4}{3}\pi R^3$ : $\rho_B \frac{4}{3}\pi R^3 \frac{dv}{dt} = g(\rho_H - \rho_B)\frac{4}{3}\pi R^3 - 6\pi\eta R v$.
En divisant par $\rho_B \frac{4}{3}\pi R^3$, on obtient l'équation demandée.
Viscosité : À la limite, $0 = g(\frac{\rho_H}{\rho_B}-1) - \frac{9\eta}{2\rho_B R^2}V_l \Rightarrow \eta = \frac{2\rho_B R^2 g}{9 V_l}(\frac{\rho_H}{\rho_B}-1)$.
Calcul : $\eta = \frac{2 \times 680 \times (0,025)^2 \times 9,8}{9 \times 4,88} \times (\frac{900}{680}-1) \approx \mathbf{6,13 \times 10^{-2} \text{ S.I. (Pa.s)}}$.
En reportant ce temps sur la courbe $v=f(t)$, on lit : $\mathbf{v \approx 2,8 \text{ m.s}^{-1}}$.
Mouvement uniformément décéléré : $v^2 - v_0^2 = 2a(h - h_0)$.
À la hauteur maximale, $v=0$. Donc $0 - (2,8)^2 = -2 \times 9,8 \times h_m \Rightarrow h_m = \frac{2,8^2}{19,6} = \mathbf{0,4 \text{ m} = 40 \text{ cm}}$.
Partie 2 : Etude du mouvement d'un pendule pesant
On considère un pendule pesant de centre d'inertie G et de masse m, constitué d'une tige et d'un corps solide (S). Ce pendule peut effectuer un mouvement de rotation autour d'un axe horizontal (Δ) fixe passant par l'extrémité O de la tige (figure 1).
On désigne par JΔ le moment d'inertie du pendule pesant par rapport à l'axe (Δ) et par L la distance séparant G de l'axe (Δ).
Données :
- g = 9,8 m.s-2 ; m = 400 g ; L = 50 cm
- Pour les oscillations de faible amplitude : sin θ ≃ θ et cos θ ≃ 1 - θ²/2 (avec θ en radian).
- Plan de référence de l'énergie potentielle de pesanteur (Epp = 0) : plan horizontal passant par G à l'équilibre.
- Les frottements sont négligeables.
On écarte le pendule de sa position d'équilibre stable, dans le sens positif, d'un angle θm très petit, puis on le lâche sans vitesse initiale à l'instant t = 0.
On repère, à chaque instant, la position du pendule par l'abscisse angulaire θ (figure 2). L'étude expérimentale ainsi que le traitement des données avec un logiciel approprié, ont permis d'obtenir la courbe représentant l'évolution de l'abscisse angulaire θ en fonction du temps (figure 2).
2- Déterminer l'expression de la période propre $T_0$ du pendule en fonction de $m, g, L$ et $J_\Delta$ sachant que $\theta(t)=\theta_m\cos(\frac{2\pi}{T_0}t)$ est solution de l'équation différentielle. (0,5 pt)
3- Déterminer la valeur de $J_\Delta$ (on prend $\pi^2=10$). (0,25 pt)
Seul le poids crée un moment : $M_{(\Delta)}(\vec{P}) = -mgL \sin\theta \approx -mgL \theta$.
$\Rightarrow \mathbf{\ddot{\theta} + \frac{mgL}{J_\Delta}\theta = 0}$.
2- En injectant la solution dans l'équation : $-(\frac{2\pi}{T_0})^2 \theta_m \cos(...) + \frac{mgL}{J_\Delta} \theta_m \cos(...) = 0 \Rightarrow \omega_0^2 = \frac{mgL}{J_\Delta}$.
Donc $\mathbf{T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{J_\Delta}{mgL}}}$.
3- Graphiquement $T_0 \approx 0,5 \text{ s}$. $J_\Delta = \frac{T_0^2 mgL}{4\pi^2} = \frac{0,5^2 \times 0,4 \times 9,8 \times 0,5}{40} \approx \mathbf{7,84 \times 10^{-3} \text{ kg.m}^2}$.
5- Trouver l'expression de l'énergie cinétique de l'oscillateur en fonction de $\theta, \theta_m, L, g$ et $m$. Déduire sa valeur lors du passage de l'oscillateur par sa position d'équilibre. (0,75 pt)
$V_G = L \dot{\theta}_{max} = 0,5 \times 0,1 \times \frac{2\pi}{0,5} \approx \mathbf{1,178 \text{ m.s}^{-1}}$.
L'accélération normale est $a_G = \frac{V_G^2}{L} = \frac{1,178^2}{0,5} \approx \mathbf{2,775 \text{ m.s}^{-2}}$.
5- Conservation de l'énergie mécanique : $E_m = E_c + E_{pp} = \text{cste}$.
À $\theta=\theta_m$, $E_c=0$ et $E_{pp} = mgL(1-\cos\theta_m) \approx \frac{1}{2}mgL\theta_m^2$.
À $\theta$ quelconque : $\frac{1}{2}J_\Delta \dot{\theta}^2 + \frac{1}{2}mgL\theta^2 = \frac{1}{2}mgL\theta_m^2$. Or $E_c = \frac{1}{2}m V_G^2 \approx \frac{1}{2}m L^2 \dot{\theta}^2$. En utilisant $J_\Delta \approx mL^2$ (approximation pendule simple) ou directement par bilan :
$E_c = \frac{1}{2}mgL(\theta_m^2 - \theta^2)$.
À l'équilibre ($\theta=0$) : $E_c = \frac{1}{2}mgL\theta_m^2 = 0,5 \times 0,4 \times 9,8 \times 0,5 \times 0,1^2 = \mathbf{0,022 \text{ J}}$.