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**I
الامتحان الوطني الموحد للبكالوريا
الدورة العادية 2024
- الموضوع -
المركز الوطني للتقويم والامتحانات
المملكة المغربية
وزارة التربية الوطنية
والتعليم الأولي والرياضة
SSSSSSSSSSSSSSSSSSSS-SSSS NS 22F
3h
مدة الإنجاز
المادة
الرياضيات
7
المعامل
الشعبة / المسلك
مسلك علوم الحياة والأرض ومسلك العلوم الفيزيائية (خيار فرنسية)
INSTRUCTIONS GÉNÉRALES
  • L'utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée ;
  • Le candidat peut traiter les exercices de l'épreuve suivant l'ordre qui lui convient ;
  • L'utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter.
COMPOSANTES DU SUJET

L'épreuve est composée de quatre exercices et un problème, indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

Exercice 1Suites numériques3 points
Exercice 2Géométrie dans l'espace3 points
Exercice 3Nombres complexes4 points
Exercice 4Calcul des probabilités2 points
ProblèmeÉtude de fonctions numériques et calcul intégral8 points
  • On désigne par le conjugué du nombre complexe z et par |z| son module
  • ln désigne la fonction logarithme népérien
✦ ✦ ✦

Exercice 1 (3 points) : Suites numériques

On considère la suite (un) définie par : u0 = 4 et un+1 = (4un − 2) / (1 + un), pour tout entier naturel n.
0.25
1) a) Vérifier que un+1 = 4 − 6/(1 + un), pour tout entier naturel n.
0.5
b) Montrer par récurrence que 2 ≤ un ≤ 4, pour tout entier naturel n.
0.25
2) a) Montrer que un+1 − un = (un − 1)(2 − un) / (1 + un), pour tout entier naturel n.
0.5
b) Montrer que la suite (un) est décroissante et en déduire que (un) est convergente.
3) Soit (vn) la suite numérique définie par vn = (2 − un) / (1 − un), pour tout entier naturel n.
0.5
a) Montrer que (vn) est une suite géométrique de raison 2/3.
0.5
b) Montrer que un = 1 + 1 / (1 − (2/3)n+1), pour tout entier naturel n.
0.5
c) Calculer la limite de la suite (un).
Correction — Exercice 1

1a) On part de un+1 = (4un − 2)/(1 + un). En ajoutant et soustrayant au numérateur :
un+1 = [4(1 + un) − 6] / (1 + un) = 4 − 6/(1 + un).


1b) Initialisation : Pour n = 0 : u0 = 4, donc 2 ≤ 4 ≤ 4. ✓
Hérédité : Supposons 2 ≤ uk ≤ 4. Alors 3 ≤ 1 + uk ≤ 5, donc 6/5 ≤ 6/(1+uk) ≤ 2.
Ainsi 2 = 4 − 2 ≤ uk+1 = 4 − 6/(1+uk) ≤ 4 − 6/5 = 14/5 ≤ 4. Hérédité établie.


2a) un+1 − un = 4 − 6/(1+un) − un = (4 − un)(1 + un) − 6) / (1+un) = (4 + 4un − un − un² − 6) / (1+un) = (un − 1)(2 − un) / (1+un).


2b) Puisque 2 ≤ un ≤ 4 : un − 1 ≥ 1 > 0, 2 − un ≤ 0, 1 + un > 0.
Donc un+1 − un ≤ 0 : la suite est décroissante. Minorée par 2 et décroissante → convergente.


3a) vn+1 = (2 − un+1) / (1 − un+1). En substituant la relation de récurrence et simplifiant, on obtient vn+1 = (2/3)vn. Suite géométrique de raison q = 2/3.


3b) On a v0 = (2−4)/(1−4) = 2/3, donc vn = (2/3)n+1. En isolant un de vn = (2−un)/(1−un) : un = 1 + 1/(1 − (2/3)n+1).


3c) Puisque |2/3| < 1, lim (2/3)n+1 = 0, donc lim un = 1 + 1/(1−0) = 2.

▸ Total Exercice 1 : 3 pts

Exercice 2 (3 points) : Géométrie dans l'espace

Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé (O, i, j, k), on considère les deux points A(−1, 0, −1) et B(1, 2, −1), le plan (P) passant par A et de vecteur normal n⃗(2, −2, 1) et la sphère (S) de centre Ω(2, −1, 0) et de rayon √5.
0.25
1) Montrer que 2x − 2y + z + 3 = 0 est une équation cartésienne du plan (P).
0.25
2) Déterminer une équation cartésienne de la sphère (S).
0.5
3) a) Vérifier que la distance du point Ω au plan (P) est d(Ω, (P)) = 3.
0.5
b) En déduire que le plan (P) coupe la sphère (S) suivant un cercle (Γ) de rayon à déterminer.
0.5
4) a) Déterminer une représentation paramétrique de la droite (Δ) passant par Ω et perpendiculaire au plan (P).
0.5
b) Montrer que le point H(0, 1, −1) est le centre du cercle (Γ).
0.5
c) Montrer que la droite (Δ) est une médiatrice du segment [AB].
Correction — Exercice 2

1) Équation du plan passant par A(−1,0,−1) de normale n(2,−2,1) :
2(x+1) − 2(y−0) + 1(z+1) = 0 ⟺ 2x + 2 − 2y + z + 1 = 0 ⟺ 2x − 2y + z + 3 = 0.


2) (S) : (x−2)² + (y+1)² + z² = 5.


3a) d(Ω,(P)) = |2(2) − 2(−1) + 0 + 3| / √(4+4+1) = |4+2+3| / 3 = 9/3 = 3.


3b) Comme d = 3 < √5 ≈ 2.24… Attention : d = 3 et R = √5 ≈ 2.24.
Ici d > R, donc le plan ne coupe pas la sphère. (Vérification selon le sujet officiel : d = 3 et R = √5, rayon du cercle = √(R²−d²) n'est défini que si R > d. Il semble y avoir une incohérence dans le sujet — la correction officielle mentionne malgré tout ce cercle, ce qui suggère une erreur d'énoncé ou de données.)


4a) (Δ) : { x = 2+2t ; y = −1−2t ; z = t }, t ∈ ℝ.


4b) On résout l'intersection de (Δ) avec (P) :
2(2+2t) − 2(−1−2t) + t + 3 = 0 ⟹ 4+4t+2+4t+t+3 = 0 ⟹ 9t+9 = 0 ⟹ t = −1.
Donc H = (2−2, −1+2, −1) = (0, 1, −1).


4c) Milieu de [AB] : M = ((−1+1)/2, (0+2)/2, (−1−1)/2) = (0, 1, −1) = H. Et (Δ)(P), or AB est parallèle à (P) (à vérifier). Ainsi (Δ) passe par le milieu de [AB] et est perpendiculaire à ABmédiatrice.

▸ Total Exercice 2 : 3 pts

Exercice 3 (4 points) : Nombres complexes

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O, u⃗, v⃗), on considère les points A et B d'affixes respectives a = √3(1 − i) et b = 2 + √3 + i.
0.5
1) Vérifier que |a| = √6 et que arg(a) ≡ −π/4 [2π].
0.75
2) a) Montrer que b/a = (3+√3)/6 + ((1+√3)/2)i puis vérifier que b/a = ((3+√3)/3)eiπ/3.
0.75
b) En déduire une forme trigonométrique du complexe b puis vérifier que b24 est un nombre réel.
3) Soit R la rotation de centre O et d'angle π/6, qui transforme chaque point M du plan d'affixe z en un point M' d'affixe z'. On pose R(B) = B', R(A) = A' et R(A') = A''.
0.5
a) Vérifier que z' = ½(√3 + i)z et que arg(a') ≡ −π/12 [2π]a' est l'affixe du point A'.
0.5
b) Montrer que l'affixe du point A'' est a'' = √6 eiπ/12 et en déduire que les points O, A'' et B sont alignés.
0.5
c) Montrer que b', l'affixe du point B', vérifie b' = ((3+√3)/3)ā.
0.5
d) En déduire que le triangle OAB' est rectangle en O.
Correction — Exercice 3

1) |a| = |√3(1−i)| = √3 · √2 = √6.
a = √3 − √3 i = √6(cos(−π/4) + i sin(−π/4)), donc arg(a) = −π/4.


2a) b/a = (2+√3+i) / (√3(1−i)). Multiplier par le conjugué (1+i)/2 :
b/a = (2+√3+i)(1+i) / (√3 · 2) = ((2+√3) + i(2+√3) + i − 1) / (2√3) = ((1+√3) + i(3+√3)) / (2√3)
= (1+√3)/(2√3) + i(3+√3)/(2√3) = (3+√3)/6 + i(1+√3)/2.
Module : |b/a| = √(...) = (3+√3)/3. Argument : π/3. Donc b/a = ((3+√3)/3)eiπ/3.


2b) b = a · (b/a) = √6 e−iπ/4 · ((3+√3)/3)eiπ/3 = √6·(3+√3)/3 · eiπ/12.
b24 = (√6·(3+√3)/3)24 · ei·24π/12 = (...) · e2iπ = (...) · 1 ∈ ℝ.


3a) Rotation d'angle π/6 : z' = eiπ/6z = (√3+i)/2 · z.
a' = eiπ/6 · √6 e−iπ/4 = √6 ei(π/6 − π/4) = √6 e−iπ/12, donc arg(a') = −π/12.


3b) a'' = eiπ/6 · a' = eiπ/6 · √6 e−iπ/12 = √6 eiπ/12.
arg(b) = π/12 = arg(a'') et les modules sont proportionnels → O, A'' et B alignés.


3c) b' = eiπ/6 · b = eiπ/6 · √6·(3+√3)/3 · eiπ/12. D'autre part ā = √6 eiπ/4. Calcul mène à b' = ((3+√3)/3)ā.


3d) b' = ((3+√3)/3)ā, donc b'/a = ((3+√3)/3) · ā/a = ((3+√3)/3) · e−i·2·(−π/4) = ((3+√3)/3) · eiπ/2.
L'argument de b'/a est π/2triangle OAB' rectangle en O.

▸ Total Exercice 3 : 4 pts

Exercice 4 (2 points) : Calcul des probabilités

Une urne contient sept boules : quatre boules portant le numéro 1, deux boules portant le numéro 2 et une boule portant le numéro 3. Toutes les boules sont indiscernables au toucher.
On tire simultanément au hasard deux boules de cette urne.
0.5
1) Montrer que p(A) = 1/3, où A est l'évènement « les deux boules tirées portent le même numéro ».
0.5
2) Montrer que p(B) = 5/21, où B est l'évènement « la somme des numéros des boules tirées est 4 ».
0.5
3) Calculer p(A ∩ B).
0.5
4) Les événements A et B sont-ils indépendants ? Justifier.
Correction — Exercice 4

Card(Ω) = C72 = 21.


1) Cas favorables à A : deux numéros 1 → C42 = 6 ; deux numéros 2 → C22 = 1. Total = 7.
p(A) = 7/21 = 1/3.


2) Somme = 4 : paires (1,3) → 4 × 1 = 4 cas ; paire (2,2) → 1 cas. Total = 5.
p(B) = 5/21.


3) A ∩ B : même numéro ET somme = 4 → seulement (2,2). p(A ∩ B) = 1/21.


4) p(A) × p(B) = (1/3) × (5/21) = 5/63. p(A ∩ B) = 1/21 = 3/63.
5/63 ≠ 3/63A et B ne sont pas indépendants.

▸ Total Exercice 4 : 2 pts
✦ ✦ ✦

Problème (8 points) : Étude de fonctions numériques et calcul intégral

Partie I :
On considère les deux fonctions u et v définies sur par : u(x) = eˣ et v(x) = x.
0.5
1) Tracer dans un même repère orthonormé les courbes (Cu) et (Cv) des fonctions u et v.
0.25
2) Justifier graphiquement que eˣ − x > 0 pour tout x de .
0.5
3) Calculer l'aire de la partie du plan délimitée par la courbe (Cu), la courbe (Cv) et les droites d'équations x = 0 et x = 1.
Partie II :
On considère la fonction numérique f définie par f(x) = x + 1 − ln(eˣ − x).
0.25
1) a) Vérifier que f est définie sur .
0.5
b) Montrer que pour tout x ∈ ℝ : f(x) = 1 − ln(1 − xe−x).
0.5
c) En déduire que limx→+∞ f(x) = 1, puis interpréter géométriquement ce résultat.
0.25
2) a) Calculer limx→−∞ f(x).
0.5
b) Vérifier que pour tout x < 0 : f(x) = x + 1 − ln(−x) − ln(1 − 1/(xe−x)).
0.75
c) Calculer limx→−∞ f(x)/x puis déduire que la courbe (Cf) admet une branche parabolique de direction la droite y = x au voisinage de −∞.
0.5
3) a) Montrer que pour tout x ∈ ℝ : f'(x) = (1 − x)/(eˣ − x).
0.5
b) Étudier le signe de la fonction dérivée de f, puis déduire le tableau de variations de f sur .
0.75
c) Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une solution unique dans l'intervalle ]−1, 0[.
4) La courbe (Cf) est la représentation graphique de f dans un repère orthonormé.
figure
0.5
a) Justifier graphiquement que l'équation f(x) = x admet deux solutions α et β.
0.5
b) Montrer que : eα − eβ = α − β.
5) Soit g la restriction de la fonction f sur l'intervalle I = ]−∞, 1].
0.5
a) Montrer que g admet une fonction réciproque g−1 définie sur un intervalle J que l'on déterminera. (Il n'est pas demandé de déterminer g−1(x)).
0.75
b) Vérifier que g−1 est dérivable en 1 et calculer (g−1)'(1).
Correction — Problème

Partie I

2) La courbe Cu est strictement au-dessus de la droite Cv (pas d'intersection), donc eˣ − x > 0 pour tout x ∈ ℝ.


3) S = ∫01(eˣ − x)dx = [eˣ − x²/2]01 = (e − 1/2) − (1 − 0) = e − 3/2 u.a.


Partie II

1a) eˣ − x > 0 pour tout x ∈ ℝ (d'après Partie I), donc ln(eˣ − x) est bien défini sur .


1b) f(x) = x + 1 − ln(eˣ − x) = x + 1 − ln(eˣ(1 − xe−x)) = x + 1 − x − ln(1 − xe−x) = 1 − ln(1 − xe−x).


1c) Quand x → +∞ : xe−x → 0, donc ln(1 − xe−x) → 0, et f(x) → 1. Asymptote horizontale y = 1.


2a) x → −∞ : eˣ → 0 et −x → +∞, donc eˣ − x → +∞, et ln(eˣ − x) → +∞. Ainsi lim f(x) = −∞.


2c) f(x)/x = (x + 1 − ln(eˣ − x))/x → 1 quand x → −∞. Branche parabolique de direction y = x.


3a) f'(x) = 1 − (eˣ − 1)/(eˣ − x) = (eˣ − x − eˣ + 1)/(eˣ − x) = (1 − x)/(eˣ − x).


3b) eˣ − x > 0 toujours. 1 − x > 0 ⟺ x < 1. Donc f' > 0 sur ]−∞, 1[ et f' < 0 sur ]1, +∞[. f croît puis décroît ; maximum en x = 1.


3c) f(−1) = −1 + 1 − ln(e−1 + 1) = −ln(1 + 1/e) < 0. f(0) = 1 − ln(1) = 1 > 0.
f continue, f(−1) < 0 < f(0) → par TVI, ∃ solution unique α ∈ ]−1, 0[ (unicité car f strictement croissante sur cet intervalle).


4b) f(α) = α et f(β) = β. Cela donne α + 1 − ln(eα − α) = α et idem pour β. Par soustraction : ln(eα − α) − ln(eβ − β) = 0, donc eα − α = eβ − β, soit eα − eβ = α − β.


5a) g est strictement croissante sur I = ]−∞, 1] (d'après 3b). Elle est continue → bijection sur J = g(I) = ]−∞, g(1)] = ]−∞, f(1)] = ]−∞, 2 − ln(e−1)].


5b) g(1) = 1 + 1 − ln(e − 1) = 2 − ln(e−1). On vérifie que g'(1) = (1−1)/(e−1) = 0... Cela signifie que g n'est pas dérivable en g−1(1) au sens classique. Mais on cherche (g−1)' en 1. Il faut d'abord trouver g−1(1) : g(x) = 1 ⟹ f(x) = 1 ⟹ 1 − ln(eˣ − x) = 1 ⟹ eˣ − x = 1 ⟹ x = 0.
Donc g−1(1) = 0 et g'(0) = (1−0)/(e0−0) = 1. Ainsi (g−1)'(1) = 1/g'(0) = 1.

▸ Total Problème : 8 pts | Total Épreuve : 20 pts
Examen National Unifié du Baccalauréat — Session Ordinaire 2024 — Mathématiques NS 22F / NR 22F
Mسلك علوم الحياة والأرض ومسلك العلوم الفيزيائية (خيار فرنسية) | المركز الوطني للتقويم والامتحانات