- L'utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée ;
- Le candidat peut traiter les exercices de l'épreuve suivant l'ordre qui lui convient ;
- L'utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter.
L'épreuve est composée de trois exercices et un problème, indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :
| Exercice 1 | Géométrie dans l'espace | 3 points |
| Exercice 2 | Nombres complexes | 4 points |
| Exercice 3 | Calcul des probabilités | 2 points |
| Problème | Étude de fonctions numériques, calcul intégral et suites numériques | 11 points |
- On désigne par z̄ le conjugué du nombre complexe z et par |z| son module.
- ln désigne la fonction logarithme népérien.
Exercice 1 3 points
1a) On substitue A(1,1,0) dans l'équation du plan : 1 + 0 − 1 = 0 ✓. Le plan (P) a pour vecteur normal n⃗(1, 0, 1). ✓
1b) Vecteur directeur de (ΩA) : ΩA⃗ = A − Ω = (1−(−1), 1−1, 0−(−2)) = (2, 0, 2). Or (2, 0, 2) = 2·(1, 0, 1) = 2·n⃗, donc (ΩA) est colinéaire à n⃗, et donc perpendiculaire à (P). ✓
2a) On complète le carré : (x+1)² + (y−1)² + (z+2)² = 1 + 1 + 4 + 3 = 9. C'est une sphère de centre Ω(−1, 1, −2) et de rayon r = 3. ✓
2b) Distance de Ω au plan (P) : d = |−1 + (−2) − 1| / √(1²+0²+1²) = |−4| / √2 = 4/√2 = 2√2. A est le pied de la perpendiculaire de Ω sur (P) (vérifié en 1b car (ΩA) ⊥ (P) et A ∈ (P)). Rayon du cercle : ρ = √(r² − d²) = √(9 − 8) = 1. ✓
3a) 1 + 1 + m·0 − 2 = 0 pour tout m. ✓ ✓
3b) n⃗P = (1,0,1) et n⃗Qm = (1,1,m). Perpendiculaires ⟺ n⃗P·n⃗Qm = 0 ⟹ 1·1 + 0·1 + 1·m = 0 ⟹ m = −1. ✓
3c) Un plan coupe la sphère suivant un cercle de centre A si et seulement si le plan passe par A et que ΩA ⊥ au plan. Or ΩA⃗ = (2,0,2) et n⃗Qm = (1,1,m). Pour que ΩA ⊥ Qm il faudrait ΩA⃗ ∥ n⃗Qm, i.e. (2,0,2) = λ(1,1,m). Cela donnerait 0 = λ·1, soit λ = 0, mais alors 2 = 0 : contradiction. Il n'existe pas un tel plan. ✓
Exercice 2 4 points
a = 2 + i√5, b = 2 − i√5 et c = 2 − √5.
I.1) Δ = 16 − 36 = −20 = (2i√5)². ✓
I.2) z = (4 ± 2i√5)/2. Solutions : z₁ = 2 + i√5 et z₂ = 2 − i√5. ✓
II.1a) |a| = √(4 + 5) = √9 = 3. ✓
II.1b) |a| = |b| = 3 donc OA = OB = 3 : le triangle OAB est isocèle en O. ✓
II.2a) a − c = (2+i√5) − (2−√5) = √5 + i√5 = √5(1+i). b − c = (2−i√5) − (2−√5) = √5 − i√5 = √5(1−i). Rapport : √5(1+i) / √5(1−i) = (1+i)²/((1−i)(1+i)) = (2i)/2 = i. ✓
II.2b) |a−c|/|b−c| = 1 (module de i) donc CA = CB, et arg = π/2 donc (CB⃗, CA⃗) = π/2 : le triangle ABC est rectangle et isocèle en C. ✓
II.3a) Affixe de D : d = b + (a−c) = (2−i√5) + (√5+i√5) = (2+√5) + i(√5−√5) = 2+√5. d = 2+√5. ✓
II.3b) On vérifie que les 4 côtés sont égaux et que les diagonales se coupent en leur milieu à angles droits. ADBC est un carré. ✓
II.4a) xn·x̄n = |xn|² = |a/3|²ⁿ = (|a|/3)²ⁿ = (3/3)²ⁿ = 1. ✓
II.4b) yn + ȳn = 1/(1−xn) + 1/(1−x̄n) = [(1−x̄n) + (1−xn)] / [(1−xn)(1−x̄n)]. Numérateur = 2 − (xn+x̄n). Dénominateur = 1 − (xn+x̄n) + xnx̄n = 1 − (xn+x̄n) + 1. En posant s = xn+x̄n : résultat = (2−s)/(2−s) = 1. Donc yn + ȳn = 1. Comme yn + ȳn = 2 Re(yn), on obtient Re(yn) = 1/2. ✓
Exercice 3 2 points
1) Tirages ordonnés sans remise : A₈³ = 8 × 7 × 6 = 336. ✓
2) card(A) = A₄³ = 4×3×2 = 24. Donc p(A) = 24/336 = 1/14. ✓
3) B = 3 blanches OU 3 noires OU 3 vertes (impossible : 1 seule verte). card(B) = A₄³ + A₃³ = 24 + 6 = 30. p(B) = 30/336 = 5/56. ✓
4) C = B̄ (complémentaire de B). p(C) = 1 − 5/56 = 51/56. ✓
Problème 11 points
Soit (un) la suite définie par u₀ = 1 et un+1 = g(un).
Partie I — 1a) La figure montre que sur ]−1,+∞[, la courbe (Cg) est en dessous de (Ch), elle-même en dessous de la droite y=x. Donc x/(1+x) ≤ ln(1+x) ≤ x. ✓
1b) De ln(1+x) ≤ x : multiplier par (1+x) > 0 : (1+x)ln(1+x) ≤ x(1+x)... En fait, de x/(1+x) ≤ ln(1+x), on multiplie par (1+x) > 0 : x ≤ (1+x)ln(1+x), soit (1+x)ln(1+x) − x ≥ 0. ✓
1c) On pose t = eˣ > 0. Alors eˣ − (1+eˣ)ln(1+eˣ) = t − (1+t)ln(1+t). D'après 1b) avec x = t : (1+t)ln(1+t) ≥ t, donc eˣ − (1+eˣ)ln(1+eˣ) ≤ 0. ✓
2a) Init : u₀ = 1 ∈ ]0,1]. Hér. : si 0 < un ≤ 1, alors un+1 = un/(1+un). Puisque un > 0 et 1+un > 0, on a un+1 > 0. Et un+1 = un/(1+un) ≤ un ≤ 1. ✓ ✓
2b) un+1 − un = un/(1+un) − un = un[1/(1+un) − 1] = −un²/(1+un) ≤ 0. Donc (un) est décroissante. ✓
2c) Suite décroissante et minorée par 0 → convergente. ✓
2d) Soit ℓ = lim un. Par passage à la limite dans un+1 = g(un) (g continue) : ℓ = ℓ/(1+ℓ), soit ℓ(1+ℓ) = ℓ, d'où ℓ² = 0 → ℓ = 0. ✓
II.1a) f(0) = e⁰ ln(1+1) = ln 2 ≈ 0.7 > 0. Pour tout x : e−x > 0 et ln(1+eˣ) > 0 (car 1+eˣ > 1), donc f(x) > 0. ✓
II.1b) x→−∞ : eˣ → 0⁺ donc ln(1+eˣ) ∼ eˣ, et f(x) = e−xln(1+eˣ) ∼ e−x·eˣ = 1. Donc lim f(x) = 1. Géom. : y = 1 est asymptote horizontale à gauche. ✓
II.1c) f(x) = e−xln(1+eˣ) = e−x[ln(eˣ) + ln(1+e−x)] = e−x[x + ln(1+e−x)]. Quand x→+∞ : e−x·x → 0 et e−xln(1+e−x) → 0. Donc lim f(x) = 0. Géom. : l'axe y=0 est asymptote horizontale à droite. ✓
II.2a) f(x) = e−x·ln(1+eˣ). Par la règle du produit : f′(x) = −e−x·ln(1+eˣ) + e−x·eˣ/(1+eˣ) = 1/(1+eˣ) − e−xln(1+eˣ). ✓
II.2b) Réduction au même dénominateur eˣ(1+eˣ) : numérateur = eˣ − (1+eˣ)ln(1+eˣ). ✓
II.2c) D'après I.1c) : eˣ − (1+eˣ)ln(1+eˣ) ≤ 0, et eˣ(1+eˣ) > 0. Donc f′(x) ≤ 0, et f′(x) = 0 seulement si le numérateur = 0 (jamais d'après I.1c strictement). Donc f est strictement décroissante. ✓
II.3a) f(0) = ln 2, f′(0) = 1/2 − 1·ln 2 = 1/2 − ln 2. Équation de (T) : y = (1/2 − ln 2)x + ln 2. ✓
II.3b) En x = 1 : y = (1/2 − ln 2)·1 + ln 2 = 1/2. Donc A(1, 1/2) ∈ (T). ✓
II.4a) f est continue et strictement décroissante sur ℝ, avec f(ℝ) = ]0, 1[ (d'après les limites). Donc f est une bijection de ℝ sur J = ]0, 1[, et admet une réciproque f−1 : J → ℝ. ✓
II.4b) On cherche x₀ tel que f(x₀) = ln 2 : f(0) = ln 2, donc x₀ = 0, et f′(0) = 1/2 − ln 2 ≠ 0. Donc f−1 est dérivable en ln 2 et (f−1)′(ln 2) = 1/f′(0) = 1/(1/2 − ln 2). ✓
II.5a) e−x/(1+e−x) = (e−x/1)/((1+e−x)/1). Multiplier num. et dén. par eˣ : 1/(eˣ+1) = 1/(1+eˣ). ✓
II.5b) ∫₀^λ 1/(1+eˣ)dx = ∫₀^λ e−x/(1+e−x)dx = [−ln(1+e−x)]₀^λ = −ln(1+e−λ) + ln(2). = ln(2) − ln(1+e−λ). ✓
II.5c) On utilise f(x) = 1/(1+eˣ) − f′(x). Donc ∫₀^λ f(x)dx = ∫₀^λ 1/(1+eˣ)dx − ∫₀^λ f′(x)dx = ∫₀^λ 1/(1+eˣ)dx − [f(λ)−f(0)] = ln 2 − f(λ) + ∫₀^λ 1/(1+eˣ)dx. ✓
II.5d) Aλ = ∫₀^λ f(x) dx = ln 2 − f(λ) + ln 2 − ln(1+e−λ). Aλ = 2ln 2 − f(λ) − ln(1+e−λ). ✓
II.5e) Quand λ→+∞ : f(λ)→0 et ln(1+e−λ)→ln 1 = 0. Donc lim Aλ = 2ln 2. ✓