Royaume du Maroc - Ministère de l'Éducation Nationale

Examen National du Baccalauréat 2026

Matière: Physique-Chimie | Filière: Sciences Expérimentales - Sciences Physiques (BIOF)

2026
Session Ordinaire
Durée: 3h | Coefficient: 7

Directives et Instructions aux Candidats :

  • L'usage de la calculatrice scientifique non programmable est autorisé.
  • On donnera les expressions littérales avant de passer aux applications numériques.
  • Les exercices peuvent être traités selon l'ordre choisi par le candidat.
Contenu du sujet : Chimie (7 pts) | Transformations Nucléaires (2,5 pts) | Électricité (5 pts) | Mécanique (5,5 pts).
Chimie

Exercice 1 : Étude de l'acide butanoïque et synthèse d'un ester (7 points)

L'acide butanoïque est utilisé dans l'industrie alimentaire pour ses propriétés aromatisantes, en parfumerie et en cosmétique pour ses bienfaits sur la peau. Il possède des propriétés anti-inflammatoires. On se propose d'étudier une solution aqueuse d'acide butanoïque et sa réaction avec le méthanol.

1. Réaction de l'acide butanoïque avec l'eau

On prépare une solution aqueuse \(S_A\) d'acide butanoïque \(C_3H_7COOH\), de volume V et de concentration \(C_A = 5,40.10^{-3} \text{ mol.L}^{-1}\). La mesure de son pH donne : \(pH = 3,55\).

1-1- (0.5 pt) Écrire l'équation de la réaction de l'acide butanoïque avec l'eau.
Équation chimique : \[\text{C}_3\text{H}_7\text{COOH}_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(l)} \rightleftharpoons \text{C}_3\text{H}_7\text{COO}^-_{(aq)} + \text{H}_3\text{O}^+_{(aq)}\]

Note: La flèche double \(\rightleftharpoons\) indique que la transformation est limitée.

1-2-1- (0.25 pt) Écrire l'expression de la constante d'acidité \(K_A\) associée à l'équation de la réaction de l'acide butanoïque avec l'eau.
Expression littérale de \(K_A\) : \[K_A = \frac{[\text{C}_3\text{H}_7\text{COO}^-]_{eq} \cdot [\text{H}_3\text{O}^+]_{eq}}{[\text{C}_3\text{H}_7\text{COOH}]_{eq}}\]
1-2-2- (0.75 pt) Montrer que \(K_A = \frac{10^{-2pH}}{C_A - 10^{-pH}}\) et vérifier que le \(pK_A\) du couple est \(pK_A \simeq 4,81\).
Démonstration : D'après le tableau d'avancement : \([\text{H}_3\text{O}^+]_{eq} = [\text{C}_3\text{H}_7\text{COO}^-]_{eq} = 10^{-pH}\)
\([\text{C}_3\text{H}_7\text{COOH}]_{eq} = C_A - [\text{H}_3\text{O}^+]_{eq} = C_A - 10^{-pH}\)

En remplaçant dans l'expression de \(K_A\) : \[K_A = \frac{(10^{-pH}) \cdot (10^{-pH})}{C_A - 10^{-pH}} = \frac{10^{-2pH}}{C_A - 10^{-pH}}\] Application numérique : \[K_A = \frac{10^{-2 \times 3,55}}{5,40.10^{-3} - 10^{-3,55}} = \frac{7,94.10^{-8}}{5,40.10^{-3} - 2,82.10^{-4}} = 1,55.10^{-5}\] \[pK_A = -\log(K_A) = -\log(1,55.10^{-5}) \simeq 4,81\]
1-3- (0.75 pt) Justifier que la réaction de l'acide butanoïque avec l'eau est limitée.
Calcul du taux d'avancement final \(\tau\) : \[\tau = \frac{x_f}{x_{max}} = \frac{[\text{H}_3\text{O}^+]_{eq} \cdot V}{C_A \cdot V} = \frac{10^{-pH}}{C_A}\] \[\tau = \frac{10^{-3,55}}{5,40.10^{-3}} = \frac{2,82.10^{-4}}{5,40.10^{-3}} \simeq 0,052 \implies \tau = 5,2\%\] Comme \(\tau < 1\) (ou \(5,2\% < 100\%\)), la réaction de l'acide butanoïque avec l'eau est bien limitée.

2. Réaction de l'acide butanoïque avec le méthanol

La réaction entre l'acide butanoïque et le méthanol \(CH_3OH\) produit de l'eau et un composé organique E caractérisé par une odeur agréable.

2-1- (1 pt) Écrire, en utilisant les formules semi-développées, l'équation modélisant la réaction entre l'acide butanoïque et le méthanol. Nommer le composé E.
Équation de la réaction (Estérification) : \[\text{CH}_3-\text{CH}_2-\text{CH}_2-\text{COOH} + \text{CH}_3-\text{OH} \rightleftharpoons \text{CH}_3-\text{CH}_2-\text{CH}_2-\text{COO}-\text{CH}_3 + \text{H}_2\text{O}\] Nom du composé E : Le composé E est un ester appelé le butanoate de méthyle.
Détails expérimentaux de suivi cinétique par dosage de l'acide restant (Figure 1).
2-2- Protocole expérimental et suivi cinétique :

Pour synthétiser le composé E, on prépare 10 tubes à essais et on introduit à un instant \(t=0\) dans chacun d'eux \(n_0 = 0,10 \text{ mol}\) de l'acide butanoïque et \(n_0 = 0,10 \text{ mol}\) du méthanol avec quelques gouttes d'acide sulfurique concentré. On trempe les tubes dans un bain-marie à température constante.

L'évolution de la réaction est suivie par dosage, à des instants bien déterminés, de l'acide butanoïque restant dans chaque tube à essai. À chaque instant, on retire un tube du bain-marie, on le trempe dans l'eau glacée, puis on dose l'acide restant par une solution d'hydroxyde de sodium \(Na_{(aq)}^+ + HO_{(aq)}^-\) de concentration \(C_b = 2 \text{ mol.L}^{-1}\). Pour chaque tube, on détermine le volume \(V_{BE}\) d'hydroxyde de sodium versé pour atteindre l'équivalence. Les résultats obtenus ont permis de tracer la courbe de la figure représentant l'évolution temporelle de \(n_{ac}\), la quantité de matière de l'acide butanoïque restant.

Lors du dosage, on ne considère que la réaction entre l'hydroxyde de sodium et l'acide restant.

Évolution temporelle de la quantité d'acide butanoïque restant - Figure 1

Figure 1 : Courbe cinétique \(n_{ac} = f(t)\)

2-2-1- (0.5 pt) Écrire l'équation de la réaction de dosage de l'acide butanoïque restant par la solution d'hydroxyde de sodium.
Équation du dosage : \[\text{C}_3\text{H}_7\text{COOH}_{(aq)} + \text{HO}^-_{(aq)} \rightarrow \text{C}_3\text{H}_7\text{COO}^-_{(aq)} + \text{H}_2\text{O}_{(l)}\]

Note: La réaction de dosage est totale et rapide, d'où la flèche unique \(\rightarrow\).

2-2-2- (0.75 pt) Calculer la constante d'équilibre K associée à la réaction de dosage (avec \(K_e = 10^{-14}\)).
Expression et calcul de K : \[K = \frac{[\text{C}_3\text{H}_7\text{COO}^-]_{eq}}{[\text{C}_3\text{H}_7\text{COOH}]_{eq} \cdot [\text{HO}^-]_{eq}}\] En multipliant le numérateur et le dénominateur par \([\text{H}_3\text{O}^+]_{eq}\), on retrouve : \[K = \frac{K_A}{K_e} = \frac{1,55.10^{-5}}{10^{-14}} = 1,55.10^9\]

Comme \(K > 10^4\), la réaction est totalement conforme pour être une réaction de dosage.

2-2-3- (0.75 pt) Déterminer, en se basant sur la courbe de la figure, le volume \(V_{BE}\) d'hydroxyde de sodium à l'instant \(t = 30 \text{ min}\).
Lecture graphique et calcul : À l'instant \(t = 30 \text{ min}\), la lecture sur la courbe donne la quantité d'acide restant : \(n_{ac}(30) = 0,06 \text{ mol}\).
À l'équivalence du dosage : \(n_{ac} = n(\text{HO}^-) = C_b \cdot V_{BE}\)
\[V_{BE} = \frac{n_{ac}(30)}{C_b} = \frac{0,06 \text{ mol}}{2 \text{ mol.L}^{-1}} = 0,03 \text{ L} = 30 \text{ mL}\]
2-3- (0.75 pt) Déterminer la valeur de \(t_{1/2}\) le temps de demi-réaction.
Méthode graphique : À l'état final (équilibre), la courbe tend vers \(n_{ac, f} = 0,033 \text{ mol}\).
L'avancement maximal théorique étant \(x_{max} = 0,1 \text{ mol}\), l'avancement final est : \(x_f = n_0 - n_{ac, f} = 0,1 - 0,033 = 0,067 \text{ mol}\).
Au temps de demi-réaction \(t_{1/2}\), l'avancement vaut \(x(t_{1/2}) = \frac{x_f}{2} = \frac{0,067}{2} = 0,0335 \text{ mol}\).
La quantité d'acide restant à cet instant est donc : \[n_{ac}(t_{1/2}) = n_0 - x(t_{1/2}) = 0,1 - 0,0335 = 0,0665 \text{ mol}\] Par projection de la valeur \(0,0665 \text{ mol}\) sur l'axe des temps, on trouve : \(t_{1/2} \simeq 20 \text{ min}\).
2-4- (0.5 pt) Répondre par Vrai ou Faux, en justifiant : « Le rôle de l'acide sulfurique est de diminuer \(t_{1/2}\). »
VRAI. L'acide sulfurique apporte les ions \(\text{H}^+\) qui agissent comme catalyseur. Un catalyseur augmente la vitesse de la réaction et réduit donc la durée nécessaire pour atteindre l'équilibre, ce qui diminue directement la valeur du temps de demi-réaction \(t_{1/2}\).
2-5- (0.5 pt) Calculer le rendement de la réaction de synthèse de E.
Rendement \(r\) : \[r = \frac{x_f}{x_{max}} = \frac{0,067 \text{ mol}}{0,10 \text{ mol}} = 0,67 \implies r = 67\%\]

Note: Ce rendement est caractéristique d'un mélange équimolaire d'acide carboxylique et d'alcool primaire (67%).

Nucléaire

Exercice 2 : Désintégration du soufre 35 (2,5 points)

Le soufre 35 est un isotope radioactif du soufre. Il est utilisé en recherche médicale et biologique. Ses caractéristiques sont déterminantes pour le traitement des déchets contenant du soufre 35.

On a un échantillon de soufre 35 de masse initiale \(m_0\) à un instant \(t=0\).

Le soufre \({}_{16}^{35}S\) est radioactif \(\beta^-\). Il se désintègre en donnant le noyau \({}_{Z}^{A}Y\) et une particule \({}_{Z'}^{A'}e\).

Données :
  • Extrait de la classification périodique : \({}_{13}Al\) ; \({}_{14}Si\) ; \({}_{15}P\) ; \({}_{16}S\) ; \({}_{17}Cl\) ; \({}_{18}Ar\)
  • Masses : \(m({}_{16}^{35}S) = 34,96027 \text{ u}\) ; \(m({}_{Z}^{A}Y) = 34,95954 \text{ u}\) ; \(m({}_{Z'}^{A'}e) = 5,48560 \cdot 10^{-4} \text{ u}\)
  • Conversion d'énergie : \(1 \text{ u} = 931,5 \text{ MeV.c}^{-2}\)
1. (0.75 pt) Écrire l'équation de désintégration d'un noyau de soufre \({}_{16}^{35}S\) en déterminant A, Z et le noyau fils.
Le soufre 35 subit une radioactivité \(\beta^-\), la particule émise est un électron \({}_{-1}^{0}e\) (donc \(A'=0\) et \(Z'=-1\)).
L'équation s'écrit : \({}_{16}^{35}S \rightarrow {}_{Z}^{A}Y + {}_{-1}^{0}e\)
D'après les lois de conservation de Soddy :
  • Conservation du nombre de nucléons : \(35 = A + 0 \implies A = 35\)
  • Conservation de la charge électrique : \(16 = Z - 1 \implies Z = 17\)
L'élément de numéro atomique \(Z = 17\) est le Chlore (\(Cl\)). L'équation est donc : \[{}_{16}^{35}S \rightarrow {}_{17}^{35}Cl + {}_{-1}^{0}e\]
2. (0.5 pt) Calculer, en MeV, l'énergie libérée \(E_{lib}\) lors de cette désintégration.
Formule de l'énergie libérée : \[\Delta E = [m({}_{17}^{35}Cl) + m({}_{-1}^{0}e) - m({}_{16}^{35}S)] \cdot c^2\] \[\Delta E = [34,95954 + 0,00054856 - 34,96027] = -0,00018144 \text{ u}\] \[E_{lib} = |\Delta E| = 0,00018144 \times 931,5 \text{ MeV} \simeq 0,169 \text{ MeV}\]
3. (0.5 pt)

La courbe de la figure suivante représente l'évolution temporelle de l'activité de l'échantillon.

Les déchets à vie très courte (VTC) sont caractérisés par une demi-vie \(t_{1/2}\) inférieure à 100 jours. Ils sont stockés pendant une durée suffisante pour que leur activité décroisse avant leur élimination comme déchets ordinaires.

Justifier, en se basant sur la courbe de la figure, que le soufre 35 est un déchet à vie très courte (VTC).

Évolution temporelle de l'activité du soufre 35 - Figure 2

Figure 2 : Courbe de l'activité \(A(t) = f(t)\)

Graphiquement, le temps au bout duquel l'activité initiale est divisée par deux (\(A(t_{1/2}) = \frac{A_0}{2}\)) correspond à la demi-vie \(t_{1/2}\). La lecture donne \(t_{1/2} = 87 \text{ jours}\).
Puisque \(t_{1/2} = 87 \text{ jours} < 100 \text{ jours}\), le soufre 35 est classé comme un déchet à vie très courte (VTC).
4. (0.75 pt)

On considère qu'un échantillon de soufre 35 peut être traité comme un déchet ordinaire si son activité est inférieure à \(10^8 \text{ Bq}\).

En prenant \(t_{1/2} = 87 \text{ jours}\) la demi-vie du soufre 35, trouver l'instant \(t_d\) où l'échantillon devient un déchet ordinaire.

Loi de décroissance radioactive : \[A(t) = A_0 \cdot e^{-\lambda t} \implies \frac{A(t)}{A_0} = e^{-\lambda t} \implies \ln\left(\frac{A_0}{A(t)}\right) = \lambda t\] On sait que \(\lambda = \frac{\ln 2}{t_{1/2}}\), d'où : \[t_d = \frac{t_{1/2}}{\ln 2} \cdot \ln\left(\frac{A_0}{A(t_d)}\right)\] \[t_d = \frac{87}{\ln 2} \cdot \ln\left(\frac{10^{10}}{10^8}\right) = \frac{87}{\ln 2} \cdot \ln(100) \simeq 125,5 \times 4,605 \simeq 578 \text{ jours}\]
Électricité

Exercice 3 : Circuits RL et Démodulation de signaux (5 points)

Exercice 3 : Électricité
(5 points)

Les parties I et II sont indépendantes.

On se propose, dans la partie I de cet exercice, de déterminer quelques grandeurs caractéristiques des éléments d'un circuit électrique, en étudiant la réponse d'un dipôle RL à un échelon de tension. On étudiera dans la partie II, la transmission et la réception d'un signal.

Partie I : Réponse d'un dipôle RL à un échelon de tension

Le montage de la figure 1 comporte un générateur idéal de tension de f.e.m. \(E\), un conducteur ohmique de résistance \(R\), une bobine d'inductance \(L\) et de résistance \(r\) et un interrupteur \(K\). Les valeurs de \(E\), \(R\) et \(L\) sont ajustables.

À un instant choisi comme origine des dates \((t=0)\), on ferme \(K\). Un système d'acquisition adéquat a permis d'obtenir les courbes représentant l'évolution temporelle de la tension \(u_R\) aux bornes du conducteur ohmique (figure 2) selon les valeurs de \(E\), \(R\) et \(L\) indiquées dans le tableau ci-dessous. \((T)\) représente la tangente à la courbe (b) au point d'abscisse \((t=0)\).

Expérience \(E \text{ (V)}\) \(R \text{ (}\Omega\text{)}\) \(L \text{ (H)}\)
Expérience (1) 9 80 \(L_1\)
Expérience (2) 4,5 80 \(L_2\)
Expérience (3) 6,4 150 \(L_3\)
Schéma du circuit RL - Figure 1

Figure 1 : Schéma du montage expérimental

Montage d'obtention et de transmission du signal modulé - Figure 3

Figure 2 : Courbe Ur(V) t(ms)

1. (0.75 pt) Établir l'équation différentielle vérifiée par la tension \(u_R\).
D'après la loi d'additivité des tensions : \(u_L + u_R = E\)
Or \(u_L = L\frac{di}{dt} + r \cdot i\) et \(u_R = R \cdot i \implies i = \frac{u_R}{R}\).
En remplaçant \(i\) et sa dérivée \(\frac{di}{dt} = \frac{1}{R}\frac{du_R}{dt}\) : \[L \cdot \frac{1}{R}\frac{du_R}{dt} + r \cdot \frac{u_R}{R} + u_R = E\] En multipliant le tout par \(R\) : \[L\frac{du_R}{dt} + (R+r)u_R = R \cdot E \implies \frac{du_R}{dt} + \frac{R+r}{L}u_R = \frac{R \cdot E}{L}\]
2. (0.5 pt) Déduire l'expression de \(u_{R_p}\) en régime permanent.
En régime permanent, la tension \(u_R\) est constante, donc \(\frac{du_R}{dt} = 0\).
L'équation différentielle devient : \[\frac{R+r}{L}u_{R_p} = \frac{R \cdot E}{L} \implies u_{R_p} = \frac{R \cdot E}{R+r}\]
3-1- (0.5 pt) Déterminer graphiquement \(r\) et \(L_3\) pour l'expérience (3) (courbe b).
Détermination de r : Pour l'Expérience (3) : \(E = 6\text{ V}\), \(R = 150\ \Omega\). Graphiquement, le régime permanent de la courbe (b) se stabilise à \(u_{R_p} = 6\text{ V}\).
En utilisant \(u_{R_p} = \frac{R \cdot E}{R+r} \implies 6 = \frac{150 \times 6}{150 + r} \implies 150 + r = 150 \implies r = 0\ \Omega\) (Bobine pure).
Détermination de \(L_3\) : La tangente \((T)\) à l'origine coupe l'asymptote à la constante de temps \(\tau = 2\text{ ms} = 2.10^{-3}\text{ s}\).
\[\tau = \frac{L_3}{R+r} \implies L_3 = \tau \cdot R = 2.10^{-3} \times 150 = 0,3\text{ H}\]
3-2- (0.5 pt) Calculer l'énergie magnétique \(E_m\) emmagasinée en régime permanent.
\[I_p = \frac{u_{R_p}}{R} = \frac{6}{150} = 0,04\text{ A}\] \[E_m = \frac{1}{2} L_3 \cdot I_p^2 = \frac{1}{2} \times 0,3 \times (0,04)^2 = 2,4.10^{-4}\text{ J} = 0,24\text{ mJ}\]

Partie II : Transmission et Réception (Démodulation d'amplitude)

Partie II : Transmission et réception d'un signal

Le montage de la figure 3 permet d'obtenir un signal modulé en amplitude et de le transmettre à travers une antenne.

\(u_s(t) = A[1 + m \cdot \cos(2\pi f \cdot t)] \cdot \cos(2\pi F \cdot t)\)

Avec \(f\) la fréquence du signal informatif, \(F\) la fréquence de la porteuse, \(m\) le taux de modulation et \(A\) une constante positive.

Montage d'obtention et de transmission du signal modulé - Figure 3

Figure 1 : Dispositif de modulation d'amplitude et d'émission

Le circuit du schéma de la figure 4 permet la réception, la sélection du signal modulé ainsi que sa démodulation.

Circuit de réception et de démodulation - Figure 4

Figure 4 : Circuit de réception et de démodulation

Les oscillogrammes de la figure 5 visualisés correspondent aux tensions \(u_{AM}\), \(u_{QM}\) et \(u_{TM}\) avec \(M\) étant la masse du circuit.

Oscillogrammes des tensions uAM, uQM et uTM - Figure 5

Figure 5 : Tensions visualisées à l'oscilloscope

1. (0.75 pt) Identifier l'oscillogramme de la tension \(u_{AM}\) et déterminer la fréquence F de la porteuse.
La tension \(u_{AM}\) correspond au signal modulé en amplitude complet (avec sa porteuse haute fréquence). C'est l'oscillogramme 1.
La période \(T_p\) de la porteuse se calcule en comptant les oscillations rapides. Si 10 motifs durent \(1\text{ ms}\), alors : \[T_p = 0,1\text{ ms} = 10^{-4}\text{ s} \implies F = \frac{1}{T_p} = 10^4\text{ Hz} = 10\text{ kHz}\]
2. (0.5 pt) Trouver la valeur \(C_0\) du condensateur pour accorder le circuit sur la fréquence F (avec \(L_0 = 2\text{ mH}\)).
À la résonance : \(F = \frac{1}{2\pi\sqrt{L_0 \cdot C_0}} \implies F^2 = \frac{1}{4\pi^2 L_0 \cdot C_0}\)
\[C_0 = \frac{1}{4\pi^2 L_0 \cdot F^2} = \frac{1}{4 \times 10 \times 2.10^{-3} \times (10^4)^2} = \frac{1}{8.10^6} = 1,25.10^{-7}\text{ F} = 125\text{ nF}\]
3 & 4. (1 pt) Identifier la tension après détecteur d'enveloppe et calculer le taux de modulation m.
Identification : Après le détecteur d'enveloppe, la porteuse est éliminée mais la composante continue persiste : c'est l'oscillogramme 2 (\(u_{QM}\)).
Taux de modulation : D'après l'oscillogramme du signal modulé, en mesurant les amplitudes crête à crête : \[U_{max} = 3\text{ V} \quad \text{et} \quad U_{min} = 1\text{ V}\] \[m = \frac{U_{max} - U_{min}}{U_{max} + U_{min}} = \frac{3 - 1}{3 + 1} = \frac{2}{4} = 0,5\]

Puisque \(m = 0,5 < 1\), la modulation est de bonne qualité.

Exercice 4 : Mécanique
(5,5 points)

Les deux parties sont indépendantes.

Partie I : Saut sans parachute

Le 30 juillet 2016, un cascadeur accomplit un saut à une altitude \(H = 7620 \text{ m}\) du sol sans parachute ou combinaison qui peut l'aider. Pour éviter sa collision au sol, un filet de réception a été fixé à une altitude \(h = 70 \text{ m}\) du sol. Le cascadeur a été guidé vers le filet par des parachutistes. Après sa chute, il a atteint rapidement une vitesse limite de \(200 \text{ km.h}^{-1}\).

On modélise le cascadeur par un corps \((S)\) de masse \(m\) et de centre d'inertie \(G\) qui réalise un saut vertical.

L'étude du mouvement de \((S)\) s'effectue dans un repère \(R(O,\vec{k})\) lié à un référentiel terrestre supposé galiléen. On repère, à chaque instant \(t\), la position de \(G\) par sa cote \(z\) sur l'axe vertical \((O,\vec{k})\) orienté vers le bas (figure 1).

À l'instant \(t=0\), on considère que la cote de \(G\) et sa vitesse sont nulles. On néglige la poussée d'Archimède devant les autres forces.

On étudie le mouvement du cascadeur dans les deux cas suivants :

  • Les frottements avec l'air sont négligeables (chute libre) ;
  • Les frottements ne sont pas négligeables.
Données :
  • Intensité de la pesanteur (supposée constante) : \(g = 9,8 \text{ m.s}^{-2}\)
  • Masse du cascadeur et de son équipement : \(m = 80 \text{ kg}\)
Schéma du saut vertical et axes de coordonnées - Figure 1

Figure 1 : Modélisation du saut sans parachute

1- Cas 1 : Chute libre

Le corps solide \((S)\) est en mouvement de chute libre.

0,5 pt
1-1- En appliquant la deuxième loi de Newton, établir \(z(t)\) l'équation horaire du mouvement de G.
0,5 pt
1-2- Vérifier que la durée de la chute jusqu'à l'arrivée au filet est : \(t_f \simeq 39,25 \text{ s}\).
0,75 pt
1-3- Calculer, en unité \(\text{km.h}^{-1}\), la valeur de la vitesse \(v_f\) à l'instant \(t_f\). Déduire si ce modèle explique la réalité du saut du cascadeur.

2- Cas 2 : Frottements non négligeables

Dans ce deuxième cas, le cascadeur est soumis en plus de son poids \(\vec{P}\) à la force de frottement fluide modélisée par \(\vec{f} = -\mu v^2 \cdot \vec{k}\), avec \(\mu\) une constante positive et \(v\) la vitesse de G à un instant \(t\).

La courbe de la figure 2 représente les variations de \(\frac{dv_z}{dt}\) en fonction de \(v_z^2\) le carré de la vitesse de G.

Variations de la dérivée de la vitesse en fonction de vz² - Figure 2

Figure 2 : Courbe \(\frac{dv_z}{dt} = f(v_z^2)\)

0,75 pt
2-1- En appliquant la deuxième loi de Newton, montrer que l'équation différentielle vérifiée par la vitesse \(v_z\) de G s'écrit : \(\frac{dv_z}{dt} + \frac{\mu}{m}v_z^2 = g\).
0,75 pt
2-2- En exploitant la courbe de la figure 2, déterminer la valeur de \(v_l\) la vitesse limite du mouvement de G. Déduire que \(\mu \simeq 0,25 \text{ S.I.}\).
0,5 pt
2-3- Dire en justifiant si ce modèle explique la réalité du saut du cascadeur.
0,5 pt
2-4- Pour résoudre l'équation différentielle montrée dans la question 2-1, on peut utiliser une méthode de résolution numérique itérative : la méthode d'Euler.

En utilisant la méthode d'Euler, déterminer les vitesses \(v_{z_1}\) et \(v_{z_2}\) indiquées dans le tableau suivant :

\(t_i \text{ (s)}\) \(v_{z_i} \text{ (m.s}^{-1}\text{)}\) \(a_{z_i} = \frac{dv_z}{dt} \text{ (m.s}^{-2}\text{)}\)
\(t_0 = 0\) 0 \(a_{z_0} = 9,8\)
\(t_1 = 0,5\) 4,9 9,725
\(t_2 = 1\) 9,763 ---

Partie II : Étude d'un système oscillant

Cette partie a pour but l'étude énergétique d'un système oscillant (solide - ressort).

Le pendule élastique étudié est composé d'un solide \((S)\) de centre d'inertie \(G\) et de masse \(m\), lié à l'une des extrémités d'un ressort à spires non jointives, de masse négligeable et de raideur \(K\). L'autre extrémité du ressort est liée à un support fixe.

On néglige les frottements et on étudie le mouvement de \(G\) dans un repère \(R(O,\vec{i})\) lié à un référentiel terrestre supposé galiléen. On repère la position de \(G\) à un instant \(t\) par son abscisse \(x\). À l'équilibre, l'abscisse de \(G\) est nulle (figure 3).

Schéma du pendule élastique horizontal - Figure 3

Figure 3 : Dispositif expérimental du pendule élastique

Figure 4 : Évolution temporelle des énergies du système

On choisit le plan horizontal passant par \(G\) comme référence de l'énergie potentielle de pesanteur \((E_{pp} = 0)\) et l'état dans lequel le ressort n'est pas déformé comme référence de l'énergie potentielle élastique \((E_{pe} = 0)\).

On écarte \((S)\) de sa position d'équilibre dans le sens positif d'une distance \(X_m = 2 \text{ cm}\) et on le lâche sans vitesse initiale à un instant choisi comme origine des dates \((t=0)\).

À l'aide d'un système d'acquisition adéquat, on a obtenu les courbes représentant les variations temporelles de l'énergie potentielle élastique \(E_{pe}(t)\) et l'énergie cinétique \(E_c(t)\) du pendule (Figure 4).

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1- Associer, en justifiant, la courbe correspondant à l'énergie \(E_c(t)\).
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2- Déterminer \(E_m\) la valeur de l'énergie mécanique du système oscillant et déduire celle de \(K\).
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3- Déterminer la valeur de \(v_1\) la vitesse de G à l'instant \(t_1 = \frac{T_0}{2}\) avec \(T_0\) la période propre du système oscillant.