الامتحان الوطني الموحد للبكالوريا
الدورة الاستدراكية 2024
شعبة العلوم والتكنولوجيات بمسلكيها باللغة الفرنسية
Matière : Mathématiques | Durée : 3h | Coefficient : 7
التوجيهات العامة :
- L'utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée.
- Le candidat peut traiter les exercices de l'épreuve suivant l'ordre qui lui convient.
- L'utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter.
- On désigne par $\bar{z}$ le conjugué du nombre complexe $z$ et par $|z|$ son module.
- $\ln$ désigne la fonction logarithme népérien.
Exercice 1 : Géométrie dans l'espace
3 PointsDans l'espace rapporté à un repère orthonormé $(O,\vec{i},\vec{j},\vec{k})$, on considère les deux points $A(1,1,0)$ et $\Omega(-1,1,-2)$ et le plan $(P)$ d'équation $x+z-1=0$.
1) a) Vérifier que $A$ est un point du plan $(P)$ et donner un vecteur normal de $(P)$.
b) Montrer que la droite $(\Omega A)$ est perpendiculaire au plan $(P)$.
2) Soit $(S)$ l'ensemble des points $M(x,y,z)$ de l'espace vérifiant : $x^2+y^2+z^2+2x-2y+4z-3=0$
a) Montrer que $(S)$ est une sphère de centre $\Omega$ et déterminer son rayon.
b) Montrer que $(P)$ coupe $(S)$ suivant un cercle de centre $A$ puis déterminer son rayon.
3) Soit $(Q_m)$ un plan d'équation $x+y+mz-2=0$ où $m$ est un nombre réel.
a) Vérifier que $A$ est un point du plan $(Q_m)$, pour tout $m$ de $\mathbb{R}$.
b) Déterminer la valeur du réel $m$ pour que $(Q_m)$ soit perpendiculaire au plan $(P)$.
c) Existe-t-il un plan $(Q_m)$ qui coupe la sphère $(S)$ suivant un cercle de centre $A$ ? Justifier.
Éléments de Réponse & Correction Détaillée :
1) a) Appartenance de $A$ au plan $(P)$ et vecteur normal :
- En remplaçant les coordonnées de $A(1,1,0)$ dans l'équation cartésienne du plan $(P) : x + z - 1 = 0$, on obtient : $1 + 0 - 1 = 0$. L'égalité est vérifiée, donc $A \in (P)$. (0.25 pt)
- D'après l'équation cartésienne $1x + 0y + 1z - 1 = 0$, les coefficients devant $x, y$ et $z$ donnent directement les coordonnées d'un vecteur normal. Ainsi, $\vec{n}(1,0,1)$ est un vecteur normal à $(P)$. (0.25 pt)
1) b) Position relative de la droite $(\Omega A)$ et du plan $(P)$ :
- Calculons les coordonnées du vecteur $\vec{\Omega A}$ : $\vec{\Omega A}(x_A - x_\Omega, y_A - y_\Omega, z_A - z_\Omega) = (1 - (-1), 1 - 1, 0 - (-2)) = (2,0,2)$.
- On remarque que $\vec{\Omega A} = 2\vec{n}$. Les vecteurs $\vec{\Omega A}$ et $\vec{\n}$ sont donc colinéaires.
- Puisque le vecteur directeur de la droite $(\Omega A)$ est colinéaire au vecteur normal du plan $(P)$, on en déduit rigoureusement que la droite $(\Omega A)$ est perpendiculaire au plan $(P)$. (0.25 pt méthode + 0.25 pt résultat)
2) a) Équation réduite de la sphère $(S)$ :
- Transformons l'équation cartésienne générale en regroupant les termes sous forme d'identités remarquables :
$x^2+2x = (x+1)^2 - 1$ $y^2-2y = (y-1)^2 - 1$ $z^2+4z = (z+2)^2 - 4$ - L'équation devient : $(x+1)^2 - 1 + (y-1)^2 - 1 + (z+2)^2 - 4 - 3 = 0 \iff (x+1)^2 + (y-1)^2 + (z+2)^2 = 9$.
- On reconnaît l'équation d'une sphère de la forme $(x-x_\Omega)^2 + (y-y_\Omega)^2 + (z-z_\Omega)^2 = R^2$. Par identification, $(S)$ est une sphère de centre $\Omega(-1,1,-2)$ et de rayon $R = \sqrt{9} = 3$. (0.25 pt centre + 0.25 pt rayon)
2) b) Intersection de la sphère $(S)$ et du plan $(P)$ :
- Calculons la distance du centre $\Omega(-1,1,-2)$ au plan $(P) : x+z-1=0$ : $$d(\Omega, (P)) = \frac{|x_\Omega + z_\Omega - 1|}{\sqrt{1^2 + 0^2 + 1^2}} = \frac{|-1 + (-2) - 1|}{\sqrt{2}} = \frac{|-4|}{\sqrt{2}} = \frac{4}{\sqrt{2}} = 2\sqrt{2}$$
- Comparons la distance $d$ au rayon $R$ : on sait que $2\sqrt{2} = \sqrt{8}$ et $R = 3 = \sqrt{9}$. Comme $d < R$, le plan $(P)$ coupe bien la sphère $(S)$ selon un cercle. (0.25 pt)
- Le rayon $r$ de ce cercle se calcule par le théorème de Pythagore : $r = \sqrt{R^2 - d^2} = \sqrt{3^2 - (2\sqrt{2})^2} = \sqrt{9 - 8} = 1$.
- Le centre du cercle d'intersection est le projeté orthogonal du centre $\Omega$ sur le plan $(P)$. Or, d'après les questions 1.a et 1.b, la droite $(\Omega A)$ est perpendiculaire à $(P)$ et le point $A$ appartient à $(P)$. Le point $A$ est donc le centre du cercle. (0.25 pt)
3) a) Appartenance de $A$ à $(Q_m)$ pour tout $m$ réel :
- Injectons les coordonnées de $A(1,1,0)$ dans l'équation de $(Q_m) : x + y + mz - 2 = 0$.
- On obtient : $1 + 1 + m(0) - 2 = 2 + 0 - 2 = 0$. Cette égalité étant vraie indépendamment de la valeur de $m$, $A \in (Q_m)$ pour tout $m \in \mathbb{R}$. (0.25 pt)
3) b) Condition d'orthogonalité des deux plans :
- Un vecteur normal au plan $(Q_m)$ est $\vec{n}_{Q_m}(1, 1, m)$ et un vecteur normal à $(P)$ est $\vec{n}_P(1, 0, 1)$.
- Deux plans sont perpendiculaires si et seulement si leurs vecteurs normaux sont orthogonaux (produit scalaire nul) : $$\vec{n}_{Q_m} \cdot \vec{n}_P = 0 \iff (1)(1) + (1)(0) + (m)(1) = 0 \iff 1 + m = 0 \iff m = -1$$
- La valeur cherchée est donc $m = -1$. (0.25 pt méthode + 0.25 pt résultat)
3) c) Existence d'un plan $(Q_m)$ dont le cercle d'intersection est centré en $A$ :
- Pour qu'un plan coupe la sphère $(S)$ en un cercle de centre $A$, il est nécessaire que la droite passant par le centre de la sphère $\Omega$ et perpendiculaire à ce plan soit la droite $(\Omega A)$.
- Cela implique que le vecteur $\vec{\Omega A}(2,0,2)$ doit être colinéaire au vecteur normal du plan $\vec{n}_{Q_m}(1,1,m)$.
- Cherchons un réel $k$ tel que $\vec{\Omega A} = k \cdot \vec{n}_{Q_m}$, ce qui se traduit par le système :
$2 = k \cdot 1 \implies k = 2$ $0 = k \cdot 1 \implies k = 0$ - Il y a une contradiction évidente ($k$ ne peut pas valoir simultanément $2$ et $0$). Les vecteurs ne peuvent jamais être colinéaires.
- En conclusion, il n'existe aucun réel $m$ satisfaisant cette condition. (0.25 pt)
Exercice 2 : Nombres complexes
4 PointsI) On considère dans $\mathbb{C}$ l'équation $(E): z^2-4z+9=0$
1) Vérifier que le discriminant de l'équation $(E)$ est $\Delta=(2i\sqrt{5})^2$.
2) Résoudre l'équation $(E)$.
II) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct $(O,\vec{u},\vec{v})$, on considère les points $A$, $B$ et $C$ d'affixes respectives $a=2+i\sqrt{5}$ , $b=2-i\sqrt{5}$ et $c=2-\sqrt{5}$.
1) a) Vérifier que $|a|=3$.
b) Montrer que le triangle $OAB$ est isocèle.
2) a) Vérifier que $\frac{a-c}{b-c}=i$.
b) Déduire la nature du triangle $ABC$.
3) a) Déterminer l'affixe du point $D$ image de $B$ par la translation de vecteur $\vec{CA}$.
b) Montrer que $ADBC$ est un carré.
On pose $x_n=\left(\frac{a}{3}\right)^n$ et $y_n=\frac{1}{1-x_n}$ avec $n \in \mathbb{N}^*$.
4) a) Vérifier que $x_n\bar{x}_n=1$.
b) Montrer que $y_n+\bar{y}_n=1$ puis en déduire la partie réelle de $y_n$.
Éléments de Réponse & Correction Détaillée :
Partie I : Résolution de l'équation
1) Calcul du discriminant $\Delta$ :
- Pour l'équation $1z^2 - 4z + 9 = 0$, on a $a=1, b=-4, c=9$.
- $\Delta = b^2 - 4ac = (-4)^2 - 4(1)(9) = 16 - 36 = -20$.
- Comme $-20 = 20 \cdot i^2 = 4 \cdot 5 \cdot i^2$, on peut l'écrire sous la forme d'un carré complexe : $\Delta = (2i\sqrt{5})^2$. (0.25 pt)
2) Détermination des solutions complexes :
- Le discriminant étant strictement négatif, l'équation admet deux solutions complexes conjuguées :
- $z_1 = \frac{-b + 2i\sqrt{5}}{2a} = \frac{4 + 2i\sqrt{5}}{2} = \mathbf{2 + i\sqrt{5}}$ (0.25 pt)
- $z_2 = \bar{z}_1 = \frac{4 - 2i\sqrt{5}}{2} = \mathbf{2 - i\sqrt{5}}$ (0.25 pt)
- L'ensemble des solutions est : $S = \{2 - i\sqrt{5} \;; 2 + i\sqrt{5}\}$.
Partie II : Interprétation géométrique & Suites
1) a) Vérification du module $|a|$ :
- Par définition du module d'un nombre complexe $z=x+iy$, $|z| = \sqrt{x^2+y^2}$.
- Pour $a = 2 + i\sqrt{5}$ : $|a| = \sqrt{2^2 + (\sqrt{5})^2} = \sqrt{4 + 5} = \sqrt{9} = \mathbf{3}$. (0.25 pt)
1) b) Nature du triangle $OAB$ :
- Calculons les distances correspondantes aux segments du repère :
- $OA = |a - z_O| = |a| = 3$.
- $OB = |b - z_O| = |b| = |2 - i\sqrt{5}|$. Comme $b = \bar{a}$, leurs modules sont égaux, d'où $OB = |a| = 3$.
- Puisque $OA = OB = 3$, le triangle $OAB$ est un triangle isocèle en $O$. (0.25 pt)
2) a) Calcul du rapport complexe :
- Remplaçons les affixes et développons : $$\frac{a-c}{b-c} = \frac{(2+i\sqrt{5}) - (2-\sqrt{5})}{(2-i\sqrt{5}) - (2-\sqrt{5})} = \frac{\sqrt{5}+i\sqrt{5}}{\sqrt{5}-i\sqrt{5}}$$
- En factorisant le numérateur et le dénominateur par $\sqrt{5}$, l'expression se simplifie : $\frac{\sqrt{5}(1+i)}{\sqrt{5}(1-i)} = \frac{1+i}{1-i}$.
- Multiplions par le conjugué du dénominateur $(1+i)$ : $$\frac{(1+i)(1+i)}{(1-i)(1+i)} = \frac{1 + 2i + i^2}{1^2 - i^2} = \frac{1 + 2i - 1}{1 + 1} = \frac{2i}{2} = \mathbf{i}$$
- On a bien validé que $\frac{a-c}{b-c} = i$. (0.5 pt)
2) b) Déduction de la nature du triangle $ABC$ :
- En passant au module : $\left|\frac{a-c}{b-c}\right| = |i| \implies \frac{AC}{BC} = 1 \implies \mathbf{AC = BC}$. Le triangle est donc isocèle en $C$.
- En passant à l'argument : $\text{arg}\left(\frac{a-c}{b-c}\right) \equiv \text{arg}(i) \; [2\pi] \implies (\vec{CB}, \vec{CA}) \equiv \frac{\pi}{2} \; [2\pi]$. Le triangle possède un angle droit en $C$.
- Conclusion : $ABC$ est un triangle rectangle et isocèle en $C$. (0.25 pt rectangle + 0.25 pt isocèle)
3) a) Détermination de l'affixe du point $D$ :
- Par définition, $D$ est l'image de $B$ par la translation de vecteur $\vec{CA}$ si et seulement si $\vec{BD} = \vec{CA}$.
- Cette égalité vectorielle se traduit sur les affixes par : $d - b = a - c \iff d = a + b - c$.
- Calcul numérique : $d = (2 + i\sqrt{5}) + (2 - i\sqrt{5}) - (2 - \sqrt{5}) = 4 - 2 + \sqrt{5} = \mathbf{2 + \sqrt{5}}$.
- L'affixe de $D$ est $d = 2 + \sqrt{5}$. (0.25 pt méthode + 0.25 pt résultat)
3) b) Preuve que $ADBC$ est un carré :
- L'égalité vectorielle $\vec{BD} = \vec{CA}$ prouve directement que le quadrilatère $CABD$ (nommé dans l'ordre trigonométrique $ADBC$) est un parallélogramme.
- D'après la question 2.b, ce parallélogramme possède un angle droit en $C$ ($(\vec{CB}, \vec{CA}) = 90^\circ$). Un parallélogramme avec un angle droit est un rectangle.
- De plus, toujours d'après la question 2.b, il possède deux côtés consécutifs de même longueur ($AC = BC$). Un rectangle avec deux côtés adjacents égaux est un carré.
- Conclusion : $ADBC$ est un carré. (0.5 pt)
4) a) Propriété algébrique de la suite $x_n$ :
- Exprimons le produit demandé : $x_n\bar{x}_n = \left(\frac{a}{3}\right)^n \cdot \overline{\left(\frac{a}{3}\right)^n} = \left(\frac{a}{3}\right)^n \cdot \left(\frac{\bar{a}}{3}\right)^n = \left(\frac{a\bar{a}}{9}\right)^n$.
- Comme $a\bar{a} = |a|^2 = 3^2 = 9$, on obtient : $x_n\bar{x}_n = \left(\frac{9}{9}\right)^n = 1^n = \mathbf{1}$. (0.25 pt)
4) b) Calcul de la somme $y_n + \bar{y}_n$ et partie réelle :
- Développons la somme en mettant au même dénominateur : $$y_n + \bar{y}_n = \frac{1}{1-x_n} + \frac{1}{1-\bar{x}_n} = \frac{(1-\bar{x}_n) + (1-x_n)}{(1-x_n)(1-\bar{x}_n)} = \frac{2 - (x_n + \bar{x}_n)}{1 - x_n - \bar{x}_n + x_n\bar{x}_n}$$
- En utilisant la relation établie à la question précédente ($x_n\bar{x}_n = 1$), le dénominateur se simplifie : $1 - x_n - \bar{x}_n + 1 = 2 - (x_n + \bar{x}_n)$.
- L'expression devient alors : $y_n + \bar{y}_n = \frac{2 - (x_n + \bar{x}_n)}{2 - (x_n + \bar{x}_n)} = \mathbf{1}$. (0.25 pt)
- Pour tout nombre complexe, on sait que $z + \bar{z} = 2\text{Re}(z)$. Appliqué ici : $2\text{Re}(y_n) = 1$.
- On en déduit que la partie réelle de $y_n$ est constante pour tout $n$ et vaut : $\text{Re}(y_n) = \frac{1}{2}$. (0.25 pt)
Exercice 3 : Calcul des probabilités
2 PointsUne urne contient huit boules: quatre boules blanches, trois boules noires et une boule verte. Toutes les boules sont indiscernables au toucher. On tire au hasard successivement et sans remise trois boules de l'urne.
1) Vérifier que le nombre de tirages possibles est égal à $336$.
2) Calculer la probabilité de l'évènement $A$: « Tirer trois boules blanches ».
3) Montrer que la probabilité de l'évènement $B$: « Tirer trois boules de même couleur » est $p(B)=\frac{5}{56}$.
4) Calculer la probabilité de l'évènement $C$: « Obtenir au moins deux couleurs différentes ».
Éléments de Réponse & Correction Détaillée :
1) Nombre de tirages possibles (Cardinal de l'univers $\Omega$) :
- L'urne contient un total de $4 \text{ (blanches)} + 3 \text{ (noires)} + 1 \text{ (verte)} = 8$ boules.
- On tire successivement sans remise $3$ boules parmi les $8$ disponibles.
- Le nombre total de résultats possibles est donné par : $$\text{card}(\Omega) = A_8^3 = 8 \times 7 \times 6 = \mathbf{336}$$
- Il y a donc bien $336$ tirages possibles au total. (0.25 pt)
2) Probabilité de l'évènement $A$ (« Tirer trois boules blanches ») :
- L'urne contient $4$ boules blanches. L'événement $A$ consiste à choisir $3$ boules blanches parmi ces $4$.
- Le nombre de cas favorables est : $\text{card}(A) = A_4^3 = 4 \times 3 \times 2 = \mathbf{24}$.
- En situation d'équiprobabilité, la probabilité est définie par : $$p(A) = \frac{\text{card}(A)}{\text{card}(\Omega)} = \frac{24}{336} = \frac{24 \times 1}{24 \times 14} = \mathbf{\frac{1}{14}}$$
- La probabilité d'obtenir trois boules blanches est égale à $\frac{1}{14}$. (0.25 pt formule + 0.25 pt résultat)
3) Probabilité de l'évènement $B$ (« Tirer trois boules de même couleur ») :
- Pour obtenir trois boules de même couleur, nous devons étudier les possibilités pour chaque couleur :
• Obtenir 3 boules blanches : possible car il y a 4 blanches dans l'urne ($A_4^3$ façons).
• Obtenir 3 boules noires : possible car il y a 3 noires dans l'urne ($A_3^3$ façons).
• Obtenir 3 boules vertes : impossible car l'urne ne contient qu'une seule boule verte. - Les deux configurations étant exclusives (disjointes), le nombre total de cas favorables est : $$\text{card}(B) = A_4^3 + A_3^3 = 24 + (3 \times 2 \times 1) = 24 + 6 = \mathbf{30} \quad \text{(0.5 pt)}$$
- On calcule ensuite la probabilité : $$p(B) = \frac{\text{card}(B)}{\text{card}(\Omega)} = \frac{30}{336} = \frac{6 \times 5}{6 \times 56} = \mathbf{\frac{5}{56}}$$
- On retrouve bien la valeur attendue par l'énoncé : $p(B) = \frac{5}{56}$. (0.25 pt)
4) Probabilité de l'évènement $C$ (« Obtenir au moins deux couleurs différentes ») :
- L'événement $C$ (« au moins deux couleurs différentes ») est le contraire absolu de l'événement « toutes les boules tirées ont la même couleur ».
- Par conséquent, l'événement contraire de $C$ (noté $\bar{C}$) n'est autre que l'événement $B$ étudié à la question précédente : $\bar{C} = B$.
- En utilisant la propriété des probabilités des événements contraires ($p(C) = 1 - p(\bar{C})$), on écrit : $$p(C) = 1 - p(B) = 1 - \frac{5}{56} = \frac{56}{56} - \frac{5}{56} = \mathbf{\frac{51}{56}}$$
- La probabilité d'obtenir au moins deux couleurs différentes est $\frac{51}{56}$. (0.25 pt méthode + 0.25 pt résultat)
Problème : Étude de fonctions & Suites
11 PointsPartie I : Éléments graphiques et Suite
La figure représente les courbes $(\mathcal{C}_g)$ et $(\mathcal{C}_h)$ des fonctions $g:x\mapsto \frac{x}{1+x}$ et $h:x\mapsto \ln(1+x)$ sur $]-1,+\infty[$ et la droite $y=x$.
1) a) À partir de cette figure, justifier que: $\frac{x}{1+x} \le \ln(1+x) \le x$ , pour tout $x$ de $]-1,+\infty[$.
b) En déduire que $(1+x)\ln(1+x)-x \ge 0$, pour tout $x$ de $]-1,+\infty[$.
c) Prouver que $e^x-(1+e^x)\ln(1+e^x) \le 0$, pour tout $x$ de $\mathbb{R}$.
2) Soit $(u_n)$ la suite numérique définie par $u_0=1$ et $u_{n+1}=g(u_n)$, pour tout $n\in\mathbb{N}$.
a) Montrer par récurrence que $0 < u_n \le 1$ pour tout $n$ de $\mathbb{N}$.
b) Montrer que la suite $(u_n)$ est décroissante. (On peut utiliser la question 1-a)
c) En déduire que la suite $(u_n)$ est convergente.
d) Déterminer la limite de $(u_n)$.
Partie II : Étude de la fonction f
On considère la fonction numérique $f$ définie sur $\mathbb{R}$ par $f(x)=e^{-x}\ln(1+e^x)$. Soit $(\mathcal{C}_f)$ sa courbe représentative.
1) a) Calculer $f(0)$ et vérifier que $f(x)>0$, pour tout $x\in\mathbb{R}$.
b) Montrer que $\lim_{x\to-\infty}f(x)=1$ puis donner une interprétation géométrique de ce résultat.
c) Montrer que $\lim_{x\to+\infty}f(x)=0$, puis donner une interprétation géométrique de ce résultat.
2) a) Montrer que pour tout $x\in\mathbb{R}: f'(x)=\frac{1}{1+e^x}-e^{-x}\ln(1+e^x)$.
b) Vérifier que pour tout $x\in\mathbb{R}: f'(x)=\frac{e^x-(1+e^x)\ln(1+e^x)}{e^x(1+e^x)}$.
c) En déduire que $f$ est strictement décroissante sur $\mathbb{R}$.
3) a) Déterminer l'équation de la tangente $(T)$ à la courbe $(\mathcal{C}_f)$ au point d'abscisse $0$.
b) Vérifier que la tangente $(T)$ passe par le point $A(1,\frac{1}{2})$.
c) Construire $(T)$ et la courbe $(\mathcal{C}_f)$ (On prend $\ln 2 \approx 0,7$).
4) a) Montrer que $f$ admet une fonction réciproque $f^{-1}$ définie sur un intervalle $J$ que l'on déterminera.
b) Vérifier que $f^{-1}$ est dérivable en $\ln 2$ et calculer $(f^{-1})'(\ln 2)$.
5) Soit $\lambda$ un réel strictement positif.
a) Vérifier que $\frac{1}{1+e^x}=\frac{e^{-x}}{1+e^{-x}}$ pour tout $x$ de $\mathbb{R}$.
b) Montrer que $\int_0^\lambda \frac{1}{1+e^x}dx=\ln(2)-\ln(1+e^{-\lambda})$.
c) Montrer que $\int_0^\lambda f(x)dx=\ln(2)-f(\lambda)+\int_0^\lambda \frac{1}{1+e^x}dx$.
d) Déduire l'aire $\mathcal{A}_\lambda$ de la partie délimitée par la courbe $(\mathcal{C}_f)$, l'axe des abscisses, $x=0$ et $x=\lambda$.
e) Calculer $\lim_{\lambda\to+\infty}\mathcal{A}_\lambda$.
Éléments de Réponse & Correction Détaillée :
Partie I : Éléments graphiques et Suite
1) a) Justification de l'encadrement fonctionnel :
- Sur l'intervalle $]-1, +\infty[$, on observe graphiquement les positions relatives suivantes :
- La courbe $(\mathcal{C}_g)$ de la fonction $g(x)=\frac{x}{1+x}$ est située en dessous de la courbe $(\mathcal{C}_h)$ de la fonction $h(x)=\ln(1+x)$. Donc : $\frac{x}{1+x} \le \ln(1+x)$.
- La courbe $(\mathcal{C}_h)$ est elle-même située en dessous de la droite d'équation $y=x$. Donc : $\ln(1+x) \le x$.
- Par transitivité, on valide l'encadrement global : $\frac{x}{1+x} \le \ln(1+x) \le x$. (0.5 pt)
1) b) Déduction de l'inégalité :
- D'après la partie gauche de l'inégalité établie en 1) a), on sait que : $\frac{x}{1+x} \le \ln(1+x)$ pour tout $x \in ]-1, +\infty[$.
- Comme $x > -1$, le facteur $(1+x)$ est strictement positif. On peut multiplier les deux membres par $(1+x)$ sans changer le sens de l'inégalité : $$x \le (1+x)\ln(1+x) \iff (1+x)\ln(1+x) - x \ge 0$$
- L'inégalité est donc démontrée. (0.25 pt)
1) c) Preuve de l'inégalité exponentielle :
- Pour tout réel $x \in \mathbb{R}$, on sait que $e^x > 0$. Ainsi, $e^x \in ]-1, +\infty[$.
- Appliquons l'inégalité de la question 1) b) en remplaçant la variable variable $x$ par le terme $e^x$ : $$(1+e^x)\ln(1+e^x) - e^x \ge 0 \iff (1+e^x)\ln(1+e^x) \ge e^x$$
- En multipliant par $-1$, on inverse le sens de l'inégalité, ce qui donne : $e^x - (1+e^x)\ln(1+e^x) \le 0$. (0.5 pt)
2) a) Démonstration par récurrence :
- Initialisation : Pour $n=0$, $u_0 = 1$. L'encadrement $0 < 1 \le 1$ est vrai. La propriété est initialisée.
- Hérédité : Supposons qu'il existe un entier $n \ge 0$ tel que $0 < u_n \le 1$. Montrons que $0 < u_{n+1} \le 1$.
- La fonction $g(x) = \frac{x}{1+x}$ a pour dérivée $g'(x) = \frac{1}{(1+x)^2} > 0$, elle est donc strictement croissante sur $]0, 1]$.
- En appliquant $g$ à notre hypothèse de récurrence : $0 < u_n \le 1 \implies g(0) < g(u_n) \le g(1) \implies 0 < u_{n+1} \le \frac{1}{2} \le 1$.
- L'hérédité est validée. Pour tout $n \in \mathbb{N}$, $0 < u_n \le 1$. (0.5 pt)
2) b) Étude de la monotonie de $(u_n)$ :
- Étudions le signe de la différence $u_{n+1} - u_n$ : $u_{n+1} - u_n = g(u_n) - u_n = \frac{u_n}{1+u_n} - u_n = \frac{u_n - u_n(1+u_n)}{1+u_n} = \frac{-u_n^2}{1+u_n}$.
- Puisque d'après la question précédente $0 < u_n \le 1$, le numérateur $-u_n^2$ est strictement négatif et le dénominateur est positif.
- Par conséquent, $u_{n+1} - u_n < 0$, ce qui prouve que la suite $(u_n)$ est strictement décroissante. (0.5 pt)
2) c) Convergence de la suite :
- La suite $(u_n)$ est strictement décroissante (question 2.b) et elle est minorée par $0$ (question 2.a).
- D'après le théorème de convergence monotone, la suite $(u_n)$ est convergente. (0.25 pt)
2) d) Détermination de la limite de $(u_n)$ :
- La fonction $g$ étant continue sur $[0,1]$ et vérifiant $u_{n+1}=g(u_n)$, la limite $\ell$ de la suite est solution de l'équation de point fixe $g(\ell) = \ell$.
- $g(\ell) = \ell \iff \frac{\ell}{1+\ell} = \ell \iff \ell = \ell(1+\ell) \iff \ell^2 = 0 \iff \ell = 0$.
- La suite $(u_n)$ converge donc vers $\lim_{n\to+\infty} u_n = 0$. (0.75 pt)
Partie II : Étude de la fonction f
1) a) Calcul de l'image de $0$ et signe de la fonction :
- $f(0) = e^{-0}\ln(1+e^0) = 1 \cdot \ln(1+1) = \mathbf{\ln 2}$.
- Pour tout $x \in \mathbb{R}$, $e^{-x} > 0$ et $e^x > 0 \implies 1+e^x > 1 \implies \ln(1+e^x) > \ln(1) = 0$.
- Le produit de deux termes strictement positifs étant positif, $f(x) > 0$ pour tout $x \in \mathbb{R}$. (0.5 pt)
1) b) Limite en $-\infty$ et interprétation :
- On sait que $\lim_{x\to-\infty} e^x = 0$, donc $\lim_{x\to-\infty} \ln(1+e^x) = \ln(1) = 0$. On fait face à une forme indéterminée du type $0 \times \infty$.
- Levons l'indétermination en posant le changement de variable $t = e^x$ (lorsque $x \to -\infty$, $t \to 0^+$) : $$\lim_{x\to-\infty} f(x) = \lim_{x\to-\infty} \frac{\ln(1+e^x)}{e^x} = \lim_{t\to 0^+} \frac{\ln(1+t)}{t} = \mathbf{1}$$
- Interprétation géométrique : La droite d'équation $y=1$ est une asymptote horizontale à $(\mathcal{C}_f)$ au voisinage de $-\infty$. (0.5 pt)
1) c) Limite en $+\infty$ et interprétation :
- En $+\infty$, $\lim_{x\to+\infty} e^{-x} = 0$ et $\lim_{x\to+\infty} \ln(1+e^x) = +\infty$. Modifions l'écriture du logarithme : $\ln(1+e^x) = \ln\left(e^x(e^{-x}+1)\right) = \ln(e^x) + \ln(1+e^{-x}) = x + \ln(1+e^{-x})$.
- L'expression devient : $f(x) = e^{-x}\left(x + \ln(1+e^{-x})\right) = \frac{x}{e^x} + e^{-x}\ln(1+e^{-x})$.
- Par croissances comparées, $\lim_{x\to+\infty} \frac{x}{e^x} = 0$, et pour le second bloc : $0 \times \ln(1) = 0$. Ainsi, $\lim_{x\to+\infty} f(x) = \mathbf{0}$.
- Interprétation géométrique : L'axe des abscisses d'équation $y=0$ est une asymptote horizontale à $(\mathcal{C}_f)$ au voisinage de $+\infty$. (0.5 pt)
2) a) Calcul de la dérivée $f'(x)$ :
- En utilisant la formule de dérivation d'un produit $(uv)' = u'v + uv'$ avec $u(x)=e^{-x}$ et $v(x)=\ln(1+e^x)$ :
- $u'(x) = -e^{-x}$ et $v'(x) = \frac{e^x}{1+e^x}$.
- $$f'(x) = -e^{-x}\ln(1+e^x) + e^{-x} \cdot \frac{e^x}{1+e^x} = -e^{-x}\ln(1+e^x) + \frac{1}{1+e^x}$$
- On retrouve bien la forme attendue : $f'(x) = \frac{1}{1+e^x} - e^{-x}\ln(1+e^x)$. (0.5 pt)
2) b) Factorisation de la dérivée :
- Mettons l'expression de la question précédente au même dénominateur commun, choisi comme $e^x(1+e^x)$ : $$f'(x) = \frac{e^x}{e^x(1+e^x)} - \frac{(1+e^x)\ln(1+e^x)}{e^x(1+e^x)} = \mathbf{\frac{e^x - (1+e^x)\ln(1+e^x)}{e^x(1+e^x)}}$$
- La formule demandée est vérifiée. (0.5 pt)
2) c) Variations de la fonction $f$ :
- Étudions le signe de $f'(x)$. Le dénominateur $e^x(1+e^x)$ est strictement positif sur $\mathbb{R}$. Le signe de $f'(x)$ dépend donc uniquement de son numérateur : $e^x - (1+e^x)\ln(1+e^x)$.
- Or, d'après l'étude de la Partie I question 1) c), nous avons prouvé que pour tout $x \in \mathbb{R}$ : $e^x - (1+e^x)\ln(1+e^x) \le 0$ (s'annulant uniquement en $0$).
- Par conséquent, la dérivée est strictement négative sur $\mathbb{R}^*$, ce qui prouve que $f$ est strictement décroissante sur $\mathbb{R}$. (0.5 pt)
3) a) Équation de la tangente $(T)$ en $x=0$ :
- La formule générale de la tangente est : $y = f'(0)(x - 0) + f(0)$.
- Calcul de $f'(0)$ : $f'(0) = \frac{1}{1+e^0} - e^0\ln(1+e^0) = \frac{1}{2} - \ln 2$. On sait déjà que $f(0)=\ln 2$.
- L'équation de la tangente $(T)$ est : $y = \left(\frac{1}{2} - \ln 2\right)x + \ln 2$. (0.5 pt)
3) b) Vérification du point d'appartenance de $A(1, \frac{1}{2})$ :
- Remplaçons $x$ par $1$ dans l'équation de la droite $(T)$ : $$y = \left(\frac{1}{2} - \ln 2\right) \cdot 1 + \ln 2 = \frac{1}{2} - \ln 2 + \ln 2 = \mathbf{\frac{1}{2}}$$
- L'ordonnée obtenue correspond bien à celle du point $A$, la droite $(T)$ passe donc bien par $A(1, \frac{1}{2})$. (0.25 pt)
3) c) Tracé de la courbe et de la tangente :
- Pour tracer $(T)$, on utilise le point d'intersection avec l'axe des ordonnées $(0 ; 0,7)$ et le point $A(1 ; 0,5)$.
- La courbe $(\mathcal{C}_f)$ descend depuis son asymptote $y=1$ à gauche, traverse l'axe des ordonnées en $0,7$ en étant tangente à $(T)$, puis s'écrase vers son asymptote horizontale $y=0$ à droite. (0.75 pt)
4) a) Existence de la fonction réciproque $f^{-1}$ :
- La fonction $f$ est continue (comme somme et produit de fonctions continues) et strictement décroissante sur $\mathbb{R}$.
- D'après le théorème de la bijection, $f$ admet une fonction réciproque $f^{-1}$ définie sur l'intervalle image $J = f(\mathbb{R})$.
- $$J = \left] \lim_{x\to+\infty} f(x) \;; \lim_{x\to-\infty} f(x) \right[ = \mathbf{]0, 1[}$$
- La fonction $f^{-1}$ est donc bien définie de $J = ]0, 1[$ vers $\mathbb{R}$. (0.5 pt)
4) b) Dérivabilité et calcul du nombre dérivé de $f^{-1}$ :
- On cherche à évaluer la dérivabilité en $y_0 = \ln 2$. On remarque d'après la question 1) a) que $f(0) = \ln 2$, ce qui donne $f^{-1}(\ln 2) = 0$.
- La fonction $f$ est dérivable en $0$ et sa dérivée $f'(0) = \frac{1}{2} - \ln 2$ est différente de $0$ (car $\ln 2 \approx 0,7 \neq 0,5$). Par conséquent, $f^{-1}$ est dérivable en $\ln 2$.
- Utilisons la formule de dérivation des fonctions réciproques $(f^{-1})'(y_0) = \frac{1}{f'(f^{-1}(y_0))}$ : $$(f^{-1})'(\ln 2) = \frac{1}{f'(0)} = \frac{1}{\frac{1}{2} - \ln 2} = \mathbf{\frac{2}{1 - 2\ln 2}}$$
- La valeur exacte recherchée est $\frac{2}{1 - 2\ln 2}$. (0.5 pt)
5) a) Vérification algébrique :
- Multiplions le numérateur et le dénominateur de la fraction par $e^{-x}$ : $$\frac{1}{1+e^x} = \frac{1 \cdot e^{-x}}{(1+e^x) \cdot e^{-x}} = \mathbf{\frac{e^{-x}}{1 \cdot e^{-x} + e^x \cdot e^{-x}}} = \mathbf{\frac{e^{-x}}{1+e^{-x}}}$$
- L'égalité est vérifiée pour tout réel $x$. (0.25 pt)
5) b) Calcul de l'intégrale :
- En utilisant la transformation établie en 5) a), l'intégrale s'écrit sous la forme $\frac{u'(x)}{u(x)}$ en posant $u(x) = 1+e^{-x}$ (d'où $u'(x) = -e^{-x}$) : $$\int_0^\lambda \frac{1}{1+e^x} dx = -\int_0^\lambda \frac{-e^{-x}}{1+e^{-x}} dx = \left[ -\ln(1+e^{-x}) \right]_0^\lambda$$
- Développement des bornes : $-\ln(1+e^{-\lambda}) - (-\ln(1+e^0)) = -\ln(1+e^{-\lambda}) + \ln(2)$.
- On réorganise pour trouver l'expression de l'énoncé : $\ln(2) - \ln(1+e^{-\lambda})$. (0.5 pt)
5) c) Intégration par parties :
- Pour l'intégrale $\int_0^\lambda e^{-x}\ln(1+e^x)dx$, posons :
• $u(x) = \ln(1+e^x) \implies u'(x) = \frac{e^x}{1+e^x}$
• $v'(x) = e^{-x} \implies v(x) = -e^{-x}$ - En appliquant la formule $\int uv' = [uv] - \int u'v$ : $$\int_0^\lambda f(x)dx = \left[ -e^{-x}\ln(1+e^x) \right]_0^\lambda - \int_0^\lambda \left(-\frac{e^{-x} \cdot e^x}{1+e^x}\right) dx$$
- Comme $e^{-x}\cdot e^x = 1$, le second bloc se simplifie : $- \int_0^\lambda -\frac{1}{1+e^x}dx = +\int_0^\lambda \frac{1}{1+e^x}dx$.
- En remplaçant les bornes du crochet : $\left(-e^{-\lambda}\ln(1+e^\lambda)\right) - \left(-e^0\ln(1+e^0)\right) = -f(\lambda) + \ln 2$.
- On rassemble le tout : $\int_0^\lambda f(x)dx = \ln(2) - f(\lambda) + \int_0^\lambda \frac{1}{1+e^x}dx$. (0.5 pt)
5) d) Expression de l'aire $\mathcal{A}_\lambda$ :
- La fonction $f$ étant strictement positive sur l'intervalle $[0, \lambda]$ (d'après 1.a), l'aire géométrique sous la courbe est donnée directement par l'intégrale de la fonction : $\mathcal{A}_\lambda = \int_0^\lambda f(x)dx$.
- En combinant les résultats des questions 5) b) et 5) c) : $$\mathcal{A}_\lambda = \ln 2 - f(\lambda) + \left(\ln 2 - \ln(1+e^{-\lambda})\right) = \mathbf{2\ln 2 - f(\lambda) - \ln(1+e^{-\lambda})}$$
- L'expression de l'aire est $\mathcal{A}_\lambda = 2\ln 2 - f(\lambda) - \ln(1+e^{-\lambda})$ (en unités d'aire). (0.5 pt)
5) e) Calcul de la limite de l'aire :
- Faisons tendre $\lambda$ vers $+\infty$ dans notre expression de $\mathcal{A}_\lambda$ :
- D'après la question 1) c) de la Partie II, $\lim_{\lambda\to+\infty} f(\lambda) = 0$.
- Comme $\lim_{\lambda\to+\infty} e^{-\lambda} = 0$, on a $\lim_{\lambda\to+\infty} \ln(1+e^{-\lambda}) = \ln(1) = 0$.
- Par conséquent, la limite totale vaut : $\lim_{\lambda\to+\infty} \mathcal{A}_\lambda = 2\ln 2$. (0.5 pt)