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Spécialité Français - Session 2023

Enseignement Secondaire | Préparation Intégrale

Examen de Spécialité : Langue et Littérature Françaises

Cette épreuve de spécialité pour le cycle secondaire est l'une des plus complètes avec 100 QCM. Elle évalue la profondeur de vos connaissances académiques. Grâce à ce module interactif de MonirPro, vous pouvez tester vos acquis sur les courants littéraires, la syntaxe complexe et l'analyse textuelle, tout en bénéficiant d'une correction instantanée.

📚 Histoire Littéraire

Du Classicisme à la Littérature Maghrébine d'expression française (Chraïbi, Laroui, Slimani).

✍️ Sciences du Langage

Analyse syntaxique, morphologie, sémantique et figures de style avancées.

"La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas." — Fernando Pessoa

Consignes et instructions importantes

  • 1. L'épreuve comporte 100 QCM (de la question Q1 à Q100).
  • 2. Chaque QCM propose 4 choix de réponses (A, B, C, D) avec une seule réponse juste.
  • 3. L'usage d'une seule feuille de réponse est autorisé par candidat.
  • 4. Les réponses doivent être cochées au stylo à bille (bleu ou noir) à l'intérieur de la case correspondante.
  • 5. Le remplacement de la feuille de réponse initiale est impossible.
  • 6. La pondération des questions varie de 1 à 3 points.
  • 7. Une réponse incorrecte est notée zéro (0).
  • 8. L'utilisation de correcteur (Blanco) ou les ratures sont formellement interdites.
  • 9. Les téléphones mobiles, appareils électroniques intelligents et documents papiers sont strictement interdits dans la salle.
  • 10. Le non-respect de ces règles entraîne des sanctions.
Source : Gustave Flaubert, L'Éducation sentimentale.

L'apparition de Madame Arnoux : Q1-->Q38

« Le début du roman montre Frédéric Moreau, dix-huit ans, sur un bateau à vapeur qui le ramène de Paris où il s'apprête à faire ses études, à Nogent, sa ville natale. Ce fut comme une apparition : Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. Elle avait un large chapeau de paille avec des rubans roses qui palpitaient au vent derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l'air bleu. Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manœuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d'observer une chaloupe sur la rivière. Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elle avait portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites. Une négresse, coiffée d'un foulard, se présenta, en tenant par la main une petite fille, déjà grande. L'enfant, dont les yeux roulaient des larmes, venait de s'éveiller. Elle la prit sur ses genoux. "Mademoiselle n'était pas sage, quoiqu'elle eût sept ans bientôt ; sa mère ne l'aimerait plus ; on lui pardonnait trop ses caprices." Et Frédéric se réjouissait d'entendre ces choses, comme s'il eût fait une découverte, une acquisition. Il la supposait d'origine andalouse, créole peut-être ; elle avait ramené des îles cette négresse avec elle ? Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre. Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans ! Mais, entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l'eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit : • "Je vous remercie, monsieur." Leurs yeux se rencontrèrent. ».

Source : Jean de la Fontaine, Les Fables.

La Mort et le Bûcheron : Q39-->Q73

  • 1. Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,
  • 2. Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
  • 3. Gémissant et courbé marchait à pas pesants,-
  • 4. Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
  • 5. Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
  • 6. Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
  • 7. Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde.
  • 8. En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
  • 9. Point de pain quelquefois, et jamais de repos
  • 10. Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
  • 11. Le créancier, et la corvée
  • 12. Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
  • 13. Il appelle la mort, elle vient sans tarder,
  • 14. Lui demande ce qu'il faut faire
  • 15. C'est, dit-il, afin de m'aider
  • 16. A recharger ce bois; tu ne tarderas guère.
  • 17. Le trépas vient tout guérir;
  • 18. Mais ne bougeons d'où nous sommes.
  • 19. Plutôt souffrir que mourir,
  • 20. C'est la devise des hommes.
  • Source : Beaumarchais, Le Mariage de Figaro.

    Le Monologue de Figaro : Q74-->Q100

    Figaro est bouleversé parce qu'il croit que sa fiancée Suzanne a accepté les avances de son maître le comte Almaviva. Venu sur le lieu de rendez-vous pour le surprendre, il laisse en guettant leur arrivée, éclater sa colère. « Non, monsieur le Comte, vous ne l'aurez pas ...vous ne l'aurez pas. Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie !... noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus : du reste, homme assez ordinaire ! tandis que moi, morbleu, perdu dans la foule obscure, il m'a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement qu'on n'en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes ; et vous voulez jouter !... On vient ...c'est elle ce n'est personne. La nuit est noire en diable, et me voilà faisant le sot métier de mari, quoique je ne le sois qu'à moitié ! (il s'assied sur un banc). Est-il rien de plus bizarre que ma destinée ! Fils de je ne sais pas qui, volé par des bandits, élevé dans leurs mœurs, je m'en dégoûte et veux courir une carrière honnête ; et partout je suis repoussé ! J'apprends la chimie, la pharmacie, la chirurgie, et tout le crédit d'un grand seigneur peut à peine me mettre à la main une lancette vétérinaire ! (Las d'attrister des bêtes malades, et pour faire un métier contraire, je me jette à corps perdu dans le théâtre ; me fussé-je mis une pierre au cou ! je broche une comédie dans les mœurs du sérail. »

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